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Lettre d’information

Lettre d’information n°733

Lettre d’information n°733

Société des Amis de Victor Hugo

Adresse du site:

http:// victor-hugo.org

Secrétariat : 7, place Salvador Allende 94000 Créteil

Adresse électronique : amis.victor.hugo@gmail.com

Couleur verte : nouvelles informations.

Couleur rouge : événements organisés par des adhérents ou livres et articles dont ils sont auteurs ou co-auteurs ; noms de nos adhérents.

Couleur bleue : lien qui vous permet d’avoir des précisions sur l’information donnée.

La version courte est envoyée par courrier électronique ; la version longue téléchargeable sous forme de fichier PDF en cliquant sur l’encadré gris qui le propose ou consultable sur le site : http://victor-hugo.org/fr/lettre-dinformation/

L’archivage mensuel des événements hugoliens de décembre 2004 à septembre 2018 est également consultable sur le site (http://victor-hugo.org/fr/evenements-archives/) et complété progressivement.

Le n° de 2017 de L’Écho Hugo (n°16) est paru. Il devrait être parvenu entre les mains de tous les membres de l’association. Si vous ne l’avez pas reçu, veuillez le signaler à amis.victor.hugo@gmail.com

NOTE IMPORTANTE CONCERNANT L’ADHÉSION  –   Depuis plusieurs années nous essayons de ne pas augmenter le montant de l’adhésion afin de rester accessibles au plus grand nombre. L’adhésion étudiant et sans emploi n’a d’ailleurs jamais été augmentée depuis la création de l’association.  Nous avons, dans la même optique, maintenu les mêmes tarifs qu’en 2017 pour 2018 : 30 euros, 45 pour les couples, 10 pour les étudiants et sans emploi (sur justificatif). Mais nous avons ouvert une option qui nous paraît bonne et juste.  Si vos moyens vous le permettent, nous vous invitons à donner un peu plus que la somme de base. Sont considérés comme « bienfaiteurs », ceux qui versent un montant supérieur et comme « bienfaiteurs + » ceux qui versent une cotisation de 100 euros ou plus.   Ces sommes nous  permettent de faire vivre l’association et de diffuser l’œuvre et la pensée de Victor Hugo (voir http://victor-hugo.org/fr/adhesion-a-la-societe-des-amis-de-victor-hugo/). Elles sont déductibles à 66 % de vos impôts. Veuillez les envoyer directement au trésorier de la Société des Amis de Victor Hugo : Michel Rouxel, 133 rue Damrémont, 75018 Paris. Celles et ceux qui résident hors de France peuvent régler commodément la cotisation par le système Paypal. Pour cela, il suffit de se rendre sur la page http://victor-hugo.org/fr/adhesion-a-la-societe-des-amis-de-victor-hugo/ et de cliquer sur le logo Paypal en saisissant le montant de sa cotisation en fonction des situations vous correspondant.

Notre page Facebook (gestion Danièle Gasiglia-Laster) : https://www.facebook.com/victorhugo1802/?pnref=story

Vous y trouverez des textes, des informations sur l’actualité hugolienne, et vous pourrez intervenir et débattre. Cette page compte 1711 abonnés à la date du 17 octobre 2018.

Notre compte Twitter (gestion Benjamin Michelis) : https://twitter.com/AmisHugo a 497 abonnés à la date du 17 octobre 2018.

Le Festival Victor Hugo et Égaux de 2019 célébrera Hugo et Flaubert.

Manifestations & événements concernant Victor Hugo

Du jeudi 18 au mercredi 24 octobre 2018

(en France et dans le monde).

Jeudi 18 octobre :

*Victor Hugo est un des personnages illustres qui ont fait l’objet de pochoirs disséminés dans le 5e arrondissement de Paris et réalisés par Christian Guémy alias C215, artiste urbain. Leur localisation est indiquée sur un plan disponible à l’entrée du Panthéon ou à la Mairie du 5e. Ces portraits sont exposés depuis le 10 juillet et jusqu’à juin 2019. Celui de Hugo se trouve, Carine Fréard l’a repéré, en venant du boulevard St-Michel, rue Soufflot, 100 m environ après avoir croisé la rue Saint-Jacques, sur le trottoir de gauche. D’autre part, dans le même arrondissement, Françoise Chenet nous a signalé que Jean Valjean étant dans Les Misérables paroissien de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas (252, rue Saint-Jacques), les vitrines de cette paroisse avaient exposé des illustrations du roman.

*9h à 14h et 16h à 19h : Maison Musée Victor Hugo de Pasaia (Pasages) (Espagne), exposition permanente: Voyage vers la mémoire ; et audio-visuel interactif : Un guide touristique nommé Victor Hugo. Entrée gratuite.

http://www.oarsoaldeaturismoa.eus/fr/connaissez-oarsoaldea/nos-musees/casa-de-victor-hugo.html

*Guerre aux démolisseurs ! Victor Hugo et la défense du patrimoine, 2 expositions réalisées avec le concours exceptionnel du musée Carnavalet de Paris et proposées à Besançon (Doubs) par le Musée du Temps, 96 Grande Rue, du 16 juin 2018 au 27 janvier 2019 de 9h 15 à 12h et 14h à 18h (du mardi au samedi) ou 10h à 18h (le dimanche) et par la Maison natale de Victor Hugo, du 16 juin au 10 septembre (donc terminée). Conseiller scientifique : Jean-Marc Hovasse. [« Guerre aux démolisseurs ! », c’est ce qu’écrivit Victor Hugo en 1832 pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays » en détruisant les édifices historiques. L’exposition au Musée du Temps de Besançon rend hommage à ce pamphlet dans lequel l’écrivain exigeait le vote d’une loi pour la protection du patrimoine architectural. Sauver les monuments, c’est prendre la défense de l’histoire, du temps et des peuples, contre l’oubli. Une vision contemporaine sur le patrimoine était présentée parallèlement à la Maison natale de Victor Hugo, en partenariat avec l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Le catalogue de cette double exposition comporte des contributions de Jean-Marc Hovasse (« Dix ans de guerre littéraire : de “La Bande noire” à Notre-Dame de Paris »), Gérard Audinet (« “Pour guider les reconstructeurs”. Onze dessins des vieilles maisons d’Ypres de la collection de Victor Hugo »), Chantal Brière (« Notre-Dame de Paris : “Gothique, vous avez dit gothique ?” ») et d’autres, concernant notamment Mérimée et Viollet-le-Duc.

-Exposition permanente de la Maison natale de Victor Hugo, 140 Grande Rue, de 10h 30 à 18h (17h 30 à partir de novembre), sauf le mardi : Rez-de chaussée – « Hugo bisontin ? » (hommages des Bisontins à l’auteur et liens tissés par lui avec sa ville natale) -; 1er étage – « L’homme engagé » (exposition permanente) ; quatre thématiques et leurs prolongements aujourd’hui : la liberté d’expression (partenaire : Reporters sans frontières); misère-égalité-justice (partenaire : ATD Quart Monde pour la lutte contre la misère) ; l’enfance et l’éducation, dans la chambre natale (partenaire : Unicef pour les droits de l’enfant) ; liberté des peuples, dans le salon de la rue de Clichy, où Hugo a reçu quantité d’invités de 1874 à 1878, donné par Alice et Edouard Lockroy à la ville de Besançon (partenaire : Amnesty International) ; cave voûtée – salle Gavroche, espace pour l’action culturelle – projections, conférences, expositions temporaires, lectures, petites mises en scène théâtrales ou musicales – capable d’accueillir 65 personnes . Entrée : 2,50 € en plein tarif ; 1,50 € pour les étudiants sur présentation de leur carte, les Amis des Musées et des Bibliothèques, les familles nombreuses, les personnes handicapées. Entrée gratuite pour les jeunes de moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les ICOM, les journalistes, les membres de la Fédération des Maisons d’Écrivains et les porteurs du ticket avantages jeunes. Visites de groupes de 10h à 12h. Visites guidées le dimanche à 11h. Internet : http://www.besancon.fr/index.php?p=1328 ]

*10h à 18h : Caricatures / Hugo à la une (commissaire Vincent Gille), exposition de la Maison de Victor Hugo, Paris 4e, 6 place des Vosges : du 13 septembre au 6 janvier 2019.

*10h à 12h 30 et 14h à 18h : Maison Vacquerie –Musée Victor Hugo, Rives-en-Seine Villequier (Seine-Maritime). Sauf mardi et dimanche matin.

*10h à 19h : Les Nadar / Un siècle de photographie, exposition à la Bibliothèque nationale de France, site François-Mitterrand, galerie 2. Depuis le 16 octobre et jusqu’au 3 février 2019. Tous les jours sauf le lundi et de 13h à 19h le dimanche. Entrée : 9 euros ; tarif réduit : 7 euros.

*11h à 20h : Des pierres aux taches (Stones to stains) / Les Dessins de Victor Hugo, exposition au Hammer Museum, Los Angeles. Du 27 septembre au 30 décembre, de 11h à 20h, sauf le lundi et de 11h à 17h le samedi et le dimanche. Entrée gratuite.

*12h à 18h: Maison de Victor Hugo et Musée littéraire (rénové) à Vianden (Luxembourg), 37 rue de la Gare. Sauf les lundis. Tarif plein : 5 euros. Informations : http://www.victor-hugo.lu/cgi-bin/baseportal.pl?htx=/musee

*13h 30 : Personal Shopper, film d’Olivier Assayas (2016) [Quelques images fugitives du Hugo de l’époque des expériences spirites de Jersey, interprété par Benjamin Biolay]. Chaîne Ciné + Club. Autre diffusion le 24 à 22h 40.

*14h 15 : La Green Box (Création), Un castelet itinérant, par le Théâtre La Licorne. Écriture, mise en scène et scénographie Claire Dancoisne, Assistante à la mise en scène Rita Tchenko, avec Olivier Brabant [c’est le point de vue du loup Homo qui est adopté](http://www.theatre-lalicorne.fr/la-green-box), Saint-Pol-sur-Mer (Nord), Maison de quartier Guéhenno.

*17h 30 : Der Glöckner von Notre-Dame, musique d’Alan Menken, paroles de Stephen Schwartz, version allemande de Michael Kunze, Stuttgart, Apollo Theater. Jusqu’au 10 février 2019. Prochaines représentations les 19 et 20 à 17h 30 , le 21 à 12h et 17h ; le 23 à 16h 30, le 24 à 18h 30. Compte rendu de la création de cette production à Berlin du 11 avril au 5 novembre 2017 : http://www.musicalavenue.fr/critique-le-bossu-de-notre-dame-au-stage-theater-des-westens-a-berlin/

*18h : Han d’Islande à la croisée du gothique, conférence de Chantal Brière à la Maison natale de Victor Hugo, Besançon (Doubs).

*18h : Victor Hugo révolutionnaire et visionnaire, conférence de Jean-François Kahn à l’Université populaire de Lille, Mons-en-Baroeul (Nord), place Salvador Allende ou de l’Europe

*19h : Ringaren I Notre-Dame (Le Bossu de Notre-Dame), musique d’Alan Menken, livret Peter Parnell, paroles Stephen Schwartz, avec des chansons du film des Studios Disney, version suédoise; Opéra de Göteborg (Suède); en collaboration avec le Frederica Teater au Danemark où a eu lieu la création scandinave en octobre 2016. [Une table-ronde avec l’équipe du spectacle a été proposée le 11 à 19h]. 80 représentations programmées jusqu’au 6 avril 2019.

*19h 15 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, direction Rumon Gamba, mise en scène Matthew Richardson, décors et costumes John Morrell, chorégraphie Kally Lloyd-Jones, avec, dans le rôle titre Aris Argiris ; dans le rôle du Duc Adam Smith ; en Gilda Lina Johnson, en Sparafucile David Shipley, en Maddalena Sioned Gwen Davies, en Monterone Stephe Gadd. Glasgow (Ecosse), Théâtre Royal. Prochaine représentation le 21 à 15h, le 24 à 19h 15.

*19h 30 : Valjean, par Christophe Delessart, mise en scène Elsa Saladin. Paris, Théâtre Essaïon, Paris 4e, 6 rue Pierre-au-Lard. Du jeudi au samedi jusqu’au 19 janvier ; le vendredi, en anglais [Compte rendu favorable par Danièle Gasiglia-Laster d’une représentation de 2016 à la Folie Théâtre dans le n° de 2016 de L’Écho Hugo (p. 83-84)]

*19h 30 : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, mise en scène Trevor Nunn et John Caird. Distribution depuis le 11 juin : Dean Chisnall (Jean Valjean), James Hume (Myriel et Babet), Carley Stenson (Fantine), Bradley Jaden – qui incarna Enjolras pour le 30e anniversaire de la production – (Javert), Steven Meo (Thénardier), Vivien Parry (Madame Thénardier), Toby Miles (Marius), Amara Okereke (Cosette), Elena Skye (Eponine), Samuel Edwards (Enjolras), et, en alternance, Charlie Hagen, George Morgan et Charlie Stripp (Gavroche). Londres, Queen’s Theatre (Shaftesbury Ave.,London, W1D 6BA). Du lundi au samedi à 19h 30, et aussi à 14h 30 le samedi et le mercredi. Réservations possibles jusqu’au 2 mars 2019.

*19h 30: Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, Charleston (Caroline du Sud), North Charleston Performing Arts Center. Prochaines représentations le 19 à 19h 30, les 20 et 21 à 14h et 19h 30,

*20h : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, Mexico, Teatro Telcel. Prochaines représentations le 19 à 20h, le 20 à 16h et 20h 30, le 21 à 17h.

*20h : Notre-Dame de Paris, livret de Luc Plamondon, musique de Richard Cocciante, mise en scène Gilles Maheu, chorégraphie Martino Müller, décors Christian Ratz, Avec Hiba Tawaji (Esmeralda), Valérie Carpentier (Fleur-de-Lys), Angelo Del Vecchio (Quasimodo), Martin Giroux (Phoebus), Daniel Lavoie (Frollo), Jay (Clopin), Richard Charest (Gringoire). Ottawa, Southam Hall au Centre national des Arts. Prochaines représentations le 19 à 19h 30, le 20 à 15h et 20h, le 21 à 14h et 19h.

*20h : Notre-Dame de Paris, livret de Luc Plamondon, musique de Richard Cocciante, New-York, The National bar and Dining Rooms, 557, Lexington Avenue.

*20h : L’Homme qui Rit , spectacle musical en langue coréenne non surtitrée, adapté du roman de Hugo et dirigé par Robert Johanson, musique Frank Wildhorn, lyrics Jack Murphy, avec en alternance Suho, Park Hyo Shin et Park Kang Hyun  (Gwynplaine), Chung Sung Hwa et Yang Joon Mo (Ursus), Min Kyoung Ah et Lae Su Bin (Dea), Shin Young Sook et Jeong Sun Ah (Josiane). Séoul (Corée du Sud), Bluesquare Interpark Hall. Du 5 septembre au 28 octobre. Le jeudi et le mardi à 20h, le vendredi et le mercredi à 15h et 20h, le samedi à 14h et 19h, le dimanche à 16h.

*20h : Ernani, opéra de Verdi, livret de Piave d’après le drame de Hugo, direction Adam Fischer, mise en scène Sven-Eric Bechtolf, avec Francesco Meli dans le rôle titre, Simone Piazzola (Carlo), Ailyn Pérez (Elvira), Ildar Abdrazakov (Don Ruy Gomez de Silva). Scala de Milan. Prochaine représentation le 22 à 20h.

*20h 30 : Reprise, par la Comédie-Française, de Lucrèce Borgia, mise en scène Denis Podalydès, scénographie Éric Ruf, costumes Christian Lacroix, avec Elsa Lepoivre dans le rôle titre, Gaël Kamilindi (Gennaro), Éric Ruf (Don Alphonse d’Este), Thierry Hancisse et Christian Hecq en alternance (Gubetta), Jérémy Lopez et Julien Frison en alternance (Maffio) ; salle Richelieu, Paris 1e, place Colette ; https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/lucrece-borgia18-19# Représentation transmise en direct dans les salles du réseau Pathé Live. Prochaines représentations le 21, le 24 à 20h 30.

[Le 21 août, Carine Fréard nous a signalé une citation extraite de la pièce, affichée, en guise de publicité pour cette reprise, sur un mur de la station de métro Corentin-Celton à Issy-les-Moulineaux : « Ayez pitié des méchants ! Vous ne savez pas ce qui se passe dans leur cœur ». Ces mots sont dits par Lucrèce Borgia dans le drame qui porte en titre son nom, à l’acte I, 1e partie, scène 5.]

*20h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, direction Stefano Ranzani, mise en scène John Turturro, coordonnée par Cecilia Ligorio, décors Francesco Frigeri, costumes Marco Piemontese, chorégraphie Giuseppe Bonanno, avec, dans le rôle titre George Petean (les 19, 21), Leo Nucci (les 18, 20) ; dans le rôle du Duc Giorgio Berrugi (les 19, 21), Ivan Ayon Rivas (les 18, 20) ; en Gilda Maria Grazia Schiavo (les 19, 21), Ruth Iniesta (18, 20), en Sparafucile Luca Tittoto, en Maddalena Martina Belli, en Monterone Sergio Bologna. Palerme, Teatro Massimo. Prochaines représentations les 19 à 18h 30, le 20 à 20h 30 et le 21 à 17h 30.

*21h : Le Dernier Jour d’une condamnée d’après Victor Hugo, par Pauline Smile, mise en scène Cédric Coppola, Théâtre du Nord-Ouest, Paris 9e, rue du Faubourg-Montmartre. Prochaine représentation le 23 à 19h.

 Vendredi 19 octobre :

*17h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, version allemande, direction Ettore Prandi, mise en scène Roman Hovenbitzer, décors et costumes Anna Siegrot, avec Marius Adam dans le rôle titre, Lluban Zivanovic et Georghe Vlad, en alternance (le Duc), Luminita Andrei et Anna Teresa Rabe, en alternance (Gilda), Titus Witt (Monterone), Hambourg, Kammeroper, Allee Theater. Prochaines représentations le 20 même heure, le 21 à 17h, le 24 à 17h 30.

*18h 30 : La Green Box (Création), Un castelet itinérant, par le Théâtre La Licorne. Écriture, mise en scène et scénographie Claire Dancoisne, Assistante à la mise en scène Rita Tchenko, avec Olivier Brabant [c’est le point de vue du loup Homo qui est adopté](http://www.theatre-lalicorne.fr/la-green-box), Dunkerque, salle Le Rivage du C.C.A.S.

*20h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, Venise, Palazzo Barbarigo Minotto. Tous les vendredis, au moins jusqu’au 28 décembre 2018 : http://www.musicapalazzo.com/event/rigoletto-2/

*22h : Los Miserables, par la Compañia de teatro y Danza Paloma Mejia Marti. Madrid, Teatro Victoria, Calle Pez, 17   [spectacle créé le 14 novembre 2010]; https://www.teatropalomamejia.com/obras-teatro-madrid/los-miserables-de-victor-hugo.html

Samedi 20 octobre:

*7h 30 : Bartholdi, chaîne Histoire. [Au cas où serait évoquée la visite par Victor Hugo de la statue de la liberté avant son expédition à New-York.]

*10h : « Grands corpus de la Bibliothèque nationale de France »Présentation exceptionnelle de chaque corpus, sous forme de dialogue entre un chercheur et un conservateur de la BnF -, session 5 du Congrès international du cinquantenaire de l’Institut des textes et manuscrits modernes, INHA– Auditorium Colbert, Galerie Vivienne, Paris 2e, 2 rue Vivienne. Matinée présidée par Isabelle le Masne de Chermont (BnF)

-10h:   Jean-Marc Hovasse (CNRS-ITEM), Thomas Cazentre (BnF), Victor Hugo

-11h:   Olivier Lumbroso ( Université Paris-Sorbonne nouvelle), Guillaume Fau (BnF), Émile Zola

-12h:   Nathalie Mauriac Dyer (CNRS-ITEM), Guillaume Fau (BnF), Marcel Proust

Présentation vers 17h 30 au public dans la salle de lecture du département des Manuscrits de la BnF d’un second ensemble de manuscrits originaux provenant des corpus présentés au cours de la journée, sous forme de mini-expositions éphémères. Programme intégral du Congrès : http://item-50ans.org/programme/#abst_d1

*14h 30 à 18h 30 : Maison littéraire de Victor Hugo à Bièvres (Essonne), le samedi et le dimanche. Visite guidée du musée et libre du parc : 5 euros (4 pour + de 60 ans et étudiants).

*16h : Visite-conférence dans l’exposition de la Maison de Victor Hugo, Paris 4e, 6 place des Vosges, Caricatures / Hugo à la une.

Sans réservation ; tarifs : 5 et 6 euros

*17h : De la poussière et des étoiles, par la Compagnie Duende Flamenco, Belfort, Glacis du Château : http://www.compagnieduendeflamenco.com/

*17h50 : « Mort pour la France », épisode de la série Alice Nevers / Le Juge est une femme (déjà rediffusé le 11 octobre à 21h par TF1 Séries films et dans lequel Carine Fréard a repéré une citation de l’apostrophe de Ruy Blas aux ministres au cours d’une répétition de la pièce par des adolescents d’une cité.

*18h 15 : Condamnée, d’après Hugo, par Betty Pelissou, mise en scène Vincent Marbeau, Laurette Théâtre, Paris 10e, 36 rue Bichat. Tous les samedis au même horaire jusqu’au 15 décembre.

*19h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, Direction Daniele Callegari, mise en scène Árpád Schilling, décors et costumes Márton Ágh, dramaturgie Miron Hakenbeck, avec Simon Keenlyside dans le rôle titre, Sofia Fomina (Gilda), Piero Pretti (le Duc), Rafał Siwek (Sparafucile et Monterone), Alisa Kolosova (Maddalena + Giovanna), Opéra d’État de Bavière, Münich. Prochaine représentation le 25 à 19h.

Dimanche 21 octobre:

*11h : Le Bossu de Notre-Dame, adaptation du roman de Hugo et mise en scène Olivier Solivérès, Gaîté-Montparnasse, Paris 14e, 26 rue de La Gaîté. Du 14 octobre au 23 mars au même horaire le samedi et le dimanche et tous les jours pendant les vacances scolaires. Avec : Clara Hesse, Arnaud Perron, Augustin de Monts, Adrien Biry-Vicente.

*15h : Le Roi s’amuse, drame de Hugo, mise en scène de Stéphanie Fumex, avec Pierre Bessac, Olivier Chatain, Laure Gorin, Claire Guillon, Mehdi Lamarche, Jean-Baptiste Lebrun, Tristan Méningand, Patrick Noël. Théâtre de Nesle, Paris 6e, 8 rue de Nesle. Prochaine représentation le 24 à 19h.

*Une leçon d’histoire de France, par Maxime d’Aboville

-16h : De l’an mil à Jeanne d’Arc ;

-17h 30 : De 1515 au Roi-Soleil ;

D’après Michelet, Dumas, Hugo, Chateaubriand, Saint-Simon

Théâtre des Mathurins, Paris 8e, 36 rue des Mathurins.

*16h : L’Année terrible, mise en scène et interprétée par Antonio Diaz-Florian, Théâtre de l’Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes. Le dimanche, même horaire, du 9 septembre au 21 octobre. [Le texte de Hugo est convoqué « comme une lumière dans le brouillard actuel ». Selon Antonio Diaz-Florian, « Victor Hugo fait partie de ces auteurs d’exception : on lit une phrase et c’est juste » (L’Officiel des spectacles du 5 septembre, n°3741, p. 4)].

*16h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, direction musicale Marie Jacquot, mise en scène d’après David Hermann, décors Alexander Polzin, costumes Cristina Nyffeler , dramaturgie Bernhard F. Loges, direction d’acteurs Volker Böhm, avec dans le rôle titre Boris Statsenko , Adela Zaharia (Gilda), Ovidiu Purcel (le Duc), Stefan Heidemann (Monterone), Lukasz Konieczny (Sparafucile), Ramona Zaharia (Maddalena), Düsseldorf, Opernhaus.

Lundi 22 octobre :

*19h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, , direction Milos Formacek , mise en scène Andrea Hlinkova, scénographie et costumes Miriam Struhara, avec en alternance dans le rôle titre Serguei Nitkine et Nikaisi Jalrasov, Tereza Matlova et Vera Likerova (Gilda), Jaroslav Kovacs et Nikolaj Visnakov, Pavel Svingr (Sparafucile), Valerija Vaygant et Alzbeta Vomackova (Maddalena), Serguei Nitkine et Petr Matuszek (Monterone), Opéra de Villach (Autriche), Congress Center.

*21h: Reprise de Sand, Hugo, Balzac – 1830, Tout commence, par Manon Montel. Avec Stéphane Dauch (Balzac) et Thomas Marceul (Hugo). Théâtre Essaïon, Paris 4e, 6 rue Pierre-au-Lard. Du 10 septembre au 15 janvier le lundi et le mardi à 21h.

*21h : Juliette Drouet, spectacle musical de Kareen Claire et Thierry Sforza, compositeur et piano Cyril Duflot Verez  mise en scène Bernard Schmitt, lumières Jacques Rouveyrollis. Interprète : Kareen Claire. Voix off Jean Réveillon. Studio Hébertot, Paris 17e, 78 bis boulevard des Batignolles. Du 10 septembre au 18 décembre, le lundi à 21h et le mardi à 19h.

[Compte rendu peu favorable signé Diane Silva dans L’Écho Hugo 2016 d’une précédente version de ce spectacle]

Mardi 23 octobre :

*8h 15: Le Bossu de Notre-Dame (The Hunchback of Notre-Dame), dessin animé réal. Gary Trousdale, Kirk Wise, 1996, scénario Irene Mecchi, Tab Murphy, Bob Tzudiker, Noni White, Jonathan Roberts, musique Alan Menken, USA, prod. Walt Disney Pictures (Don Hahn), avec (voix en V.O.) Tom Hulce (Quasimodo), Demi Moore (Esmeralda), Heidi Mollenhauer (Esmeralda, chanson), Kevin Kline (Phoebus), Mary Wickes (Laverne), Tony Jay (Claude Frollo), Paul Kandel (Clopin), Jason Alexander (Hugo), Charles Kimbrough (Victor), David Ogden Stiers (l’archidiacre), Mary Kay Bergman (mère d’Esmeralda) ; (voix en V.F.) Francis Lalanne (Quasimodo), Rebecca Dreyfus (Esmeralda), Jean Piat (Frollo), Emmmanuel Jacomy (Phoebus), Bernard Alanne (Clopin), Dominique Tirmont (l’archidiacre), 90 min (USA), couleur. Chaîne Canal + Family. [Mon point de vue lors de la sortie du film en France :

https://www.awn.com/animationworld/en-attendant-hugo ]

*14h 30 : Nadar, Chaîne Histoire.

*Activités proposées par la Maison de Victor Hugo, Paris 4e, 6 place des Vosges :

-14h 30 : Votre portrait, Monsieur Hugo;

-16h : Visite-conférence dans l’exposition Caricatures / Hugo à la une.

Visites conférences sans réservation ; tarifs : 5 et 6 euros.

*19h : Claude Gueux, spectacle de la Compagnie Thomas Visonneau, avec Frédéric Périgaud, création marionnettes Béatrice Courette, Lille, salle des thèses, Lille Moulins, 1 place Déliot : https://www.eventbrite.fr/e/billets-theatre-claude-gueux-49935750173

*19h 30 : Cabaret Louise /  Louise Michel, Louise Attaque, Rimbaud, Hugo, Johnny…50 ans après 68 que reste-t-il de la révolte ?, création, texte de Régis Vlachos, mise en scène Marc Pistolesi (Ivo Livi, Molière du aspectacle musical en 2017) avec Charlotte Zotto, Johanna Garnier et Régis Vlachos, Funmbule, Paris 18e , 53 rue des Saules ; tous les mardis depuis le 11 septembre jusqu’au 30 octobre [Louise Michel pendant la Commune de Paris, « un Hugo poète et dragueur… » (sic),   Jules Ferry et Adolphe Thiers, un amphi délirant en 68, etc. (spectacle signalé par Carine Fréard et déjà présenté à partir du 3 juin à Paris, au Théâtre de la Contrescarpe puis à Avignon, cet été.]

*19h 30: Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, Richmond (Virginie), Altria Theater. Prochaine représentation le 24 à 19h 30.

*21h: I Miserabili, adaptation de Luca Dominelli, mise en scène Franco Vero, avec Franco Branciaroli dans le rôle de Jan Valjean. Distribution et commentaires : https://www.spettacolo.eu/i-miserabili-di-victor-hugo-con-franco-branciaroli-teatro-quirino . Rome, Teatro Quirino. Jusqu’au 4 novembre. Prochaine représentation le 24 à 21h. [L’adaptateur compare le roman à L’Odyssée, La Divine Comédie, Don Quichotte, Guerre et Paix.]

Mercredi 24 octobre :

-Activités proposées par la Maison de Victor Hugo, Paris 4e, 6 place des Vosges :

-14h 30 : Victor Hugo, sa vie et son oeuvre;

-16h : Visite-conférence dans l’exposition Caricatures / Hugo à la une.

Visites conférences sans réservation ; tarifs : 5 et 6 euros.

*15h : La Jeune Fille de la mer et la Plume de Victor Hugo, par la Compagnie Duende Flamenco, Belfort, Salle Léon Deubel, place du Forum : http://www.compagnieduendeflamenco.com/ .

*22h 15 : Le Bossu de Notre-Dame II, film d’animation de Raymond Bradley (2002). Durée : 1h 15. Chaîne 6ter. [Séquelle de la 1e adaptation par les studios Disney : Quasimodo et ses amis – Esmeralda, Phoebus et leur fils, Zéphir ( !) – doivent affronter le sorcier Sarouch, qui tente de dérober une cloche de Notre-Dame renfermant un vrai trésor ( !)]

Spectacles et manifestations à venir :

*Mises en scène de pièces de Hugo

Le Théâtre 13 annonce l’annulation de la « sortie de résidence » consacrée aux Burgraves de Hugo, mise en scène Hugo Roux, par la Compagnie Demain dès l’Aube, le vendredi 2 novembre à 16h.

*Manifestations et Spectacles littéraires et musicaux sur des textes de Hugo et adaptations théâtrales et lyriques de ses œuvres.

- Jean-Claude Drouot s’étant vu offrir une carte blanche par Claude Martinez, directeur artistique pour la salle culturelle de Limogne (Lot) dont il est le parrain, lui a proposé un « Rendez-vous avec Victor Hugo, L’Art d’être grand-père », auquel il devait travailler cet été [Source : La Dépêche des 23 et 24 juin].

-L’American Drama Group Europe présente TNT Théâtre dans un spectacle d’après Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, en tournée mondiale depuis l’automne 2017 (21 semaines de représentations sur trois continents ! par exemple, le 16 octobre à Münich, à 19h 30 ; le 18 octobre à 20h, à Landsberg, Stadttheater ; le 9 novembre à 19h 30 au Staats Theatre de Kassel ; le 16 à 11h et 15h à Offenburg, Aula der freien Waldorfschule, le 17 à 14h, à Romanshorn, Kantonsschule). Adaptation de Paul Stebbings ; traduction, mise en scène et décors (avec Joerg Besser) de Gaspard Legendre ; chorégraphies Eric Tessier Lavigne ; direction musicale Helen Beauchamp & John Kenny ; Emily White, sacquebutes et violon baroque ; Belinda Sykes, voix, chalemie, flûte à bec, tambour sur cadre ; Pascal Lefeuvre, vielle à roue ; Nafee Mohammed, oud et voix ; Peter Vilk, percussion ; John Kenny, sacquebutes, carnyx (grand cor de chasse), flûte à bec, percussion et synthétiseur ; création des costumes Morwenna Spagnol, création des masques Louise Legendre. Avec 5 acteurs et actrices en alternance : Caroline Aïn et Nanou Harry ((Esmeralda, la Femme, une Gargouille), Aude Lepape et Morwenna Spagnol (Fleur de Lys, la Femme aveugle, le Bourreau, la Prostituée, un Garde royal, une Gargouille), Aurélien Mallard et Alix Kuentz ((Quasimodo, le Soldat, le Tortionnaire), Laurent Paolini et Julien Prevost (Frollo, le Juge, un Soldat, une Gargouille), Cyrille Thouvenin et Gaspard Legendre (Phoebus, le Roi des Mendiants, l’Official, une Gargouille). Présentation promotionnelle au Théâtre du Ranelagh le 15 mars 2018 avant une nouvelle tournée de septembre [ ?] 2018 à avril 2019. [Merci à Franck Bortelle de nous avoir signalé cette production].

-L’ensemble vocal «Vives Voix» d’AMAGe (Académie de musique et des arts en Gascogne) et la compagnie de théâtre L’Ephémère de L’Isle-Jourdain donneront, en décembre, deux représentations à Auch du spectacle musical Miserrance. C’est un arrangement de feu Corinne Charpentreau-Coudret d’après le spectacle musical de Claude-Michel Schönberg Les Misérables (texte d’Alain Boublil, d’après l’œuvre de Victor Hugo). Pour ce faire, la chorale a besoin de ténors ! Les répétitions auront lieu à la salle de musique, à la maison Marre à Simorre. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter la chef de chœur Nadine Alberola au 06 43 57 32 57 (Source : La Dépêche du Midi). Des extraits ont été présentés le 30 mai.

-Geoffrey Couët, qui fut l’interprète |de Théo dans le film Théo et Hugo dans le même bateau de Jacques Martineau et Olivier Ducastel, déclare préparer des créations en tant qu’auteur et metteur en scène, toutes contemporaines sauf ce qu’il adapte pour un « seul en scène » : une pièce de Victor Hugo ! (Source : Têtu).

-Nous avions déjà annoncé la composition par Gabriel Rigaux d’un cycle sur des poèmes choisis des Contemplations. Il nous a adressé un lien qui présente au mieux l’ensemble du projet et du contenu musical: http://www.cap-prod.org/gabriel-rigaux/ et des extraits vidéos pour se faire une idée de sa musique : https://www.youtube.com/watch?v=HbLJDE72d1I —-

https://www.youtube.com/watch?v=XMgEgFf7Ti0

-La Biennale de poésie du Val-de-Marne, animée par Francis Combes, risque de ne pouvoir, faute de moyens, continuer à se tenir. Elle ne manquait pourtant pas de projets, dont celui d’un tournoi de poésie en 2018 sur le thème emprunté à la préface de Hugo pour son recueil Les Contemplations : « Insensé qui crois que je ne suis pas toi ». Francis Combes a publié sur son blog un poème, intitulé « Poète de droit commun », qui semble, en partie, faire écho à cette interpellation de Hugo : http://franciscombes.unblog.fr/2017/12/10/poete-de-droit-commun/

-En novembre 2019, à l’occasion des 500 ans de la création de La Havane, capitale cubaine, l’association française Cuba Coopération prévoit d’organiser un colloque sur le thème « Victor Hugo visionnaire de paix », en incluant une analyse des relations entre l’auteur et le héros national cubain José Marti. Un site s’est ouvert qui rendra compte de l’avancement du projet : https://victor-hugo-cuba-2019.jimdo.com/ Le colloque se tiendra, annonce l’association, les 14 et 15 novembre 2019 ; la première journée dans un lieu prestigieux, le Collège San Geronima en plein cœur du quartier historique, à deux pas du Palais des Capitaines Généraux et à trois de la Maison Victor Hugo de La Havane où aura lieu la deuxième journée. Cette Maison Victor Hugo a un nouveau directeur, Delvy Colina, qui en a été précédemment le promoteur culturel.

-Le Grand Besançon s’est engagé à organiser un Forum thématique afin d’appuyer la candidature de la France à l’Exposition Universelle 2025. Au programme si celle-ci est retenue, un « Village Global », véritable nid d’innovations, naîtra d’ici 2025. Entre autres parmi les projets, celui de faire revivre via un hologramme ou un robot intelligent le génie né à Besançon, Victor Hugo.

Actualité bibliographique et bibliophilique

*Parmi les nouvelles éditions d’oeuvres de Hugo

-Hernani et « la bataille d’Hernani », texte intégral du drame + dossier par Olivier Decroix + Lecture d’image par Sophie Barthélémy, Gallimard, 2018, collection « Folioplus classiques », 152. 3 euros. [C’est Lélio / La lettre de l’Association nationale Hector Berlioz, n°39, juillet 2018, qui a attiré mon attention sur cette publication du 7 juin 2018 d’une édition parue en 2009, augmentée d’un chapitre sur « les batailles d’Hernani »].

-Les Misérables par Henri Scepi, avec la collaboration de Dominique Moncond’huy dans la Bibliothèque de la Pléiade, le 22 février. On peut en lire une belle présentation sur le site de la collection : http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/Les-Miserables2 [En en rendant compte, le quotidien suisse Le Temps prétend que l’œuvre fut « détestée » par Baudelaire. Mais faut-il accorder plus de crédit à ce qu’il écrivit à sa mère qu’aux beaux articles qu’il consacra au roman ?]

-Publication de Notre-Dame de Paris et du livret de Hugo pour l’opéra de Louise Bertin, La Esmeralda, dans de nouvelles traductions chinoises, avec une préface, traduite en chinois, de Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster, Peking University Press, 768 pages.

-Publication par les Editions des Saints-Pères d’un fac-similé du manuscrit d’un poème des Contemplations, « Mon bras pressait ta taille frêle… », sous verre, à 500 exemplaires, au prix de 85 euros. https://www.lessaintsperes.fr/fr/74-mon-bras-pressait-ta-taille-frele-contemplations-victor-hugo-9791095457510.html

-Parution, le 23 août 2017, de Bug-Jargal, édition présentée et annotée par Caroline Raulet-Marcel, Le Livre de Poche Classiques. Prix de vente public : 5 euros 10.

-Les Misérables (en un seul volume), édition, présentée, établie et annotée par Yves Gohin, Folio classique, 1344 pages (publiée en 3 volumes en 1973 et parue sous cette nouvelle forme le 29 juin 2017). Prix : 13 euros 90 (au lieu de 16 euros 40 les 2 volumes de 960 pages chacun, également disponibles)

-Lucrèce Borgia, texte intégral du drame de Hugo, suivi d’une anthologie de Cédric Corgnet sur la figure de Lucrèce, Hatier, coll. Classiques et compagnie Lycée (paru le 12 avril 2017).

- Lucrèce Borgia, en collection GF de Flammarion, paru le 25 avril 2017. Cette édition reproduit une des parodies du drame, Tigresse Mort-aux-Rats, réécriture burlesque et satirique. Elle comprend également un entretien avec le metteur en scène David Bobée qui avait choisi Béatrice Dalle pour interpréter le rôle titre et qui revient sur sa lecture politique et esthétique de l’œuvre. Dossier : 1. Création et réception 2. Du texte à sa représentation 3. La mise en scène de David Bobée 4. Figures de la violence au théâtre 5. Les femmes criminelles à l’époque romantique.

Sortie en librairie, le 12 janvier 2017, de six titres de Hugo à 2 euros le volume en collection Folio classique de Gallimard, parmi lesquels :

-Le Dernier Jour d’un condamné, édition présentée, établie et annotée par Roger Borderie, 201 pages ;

-Claude Gueux, édition présentée, établie et annotée par Arnaud Laster, 137 pages [Interview lors de la première version de cette édition en 2015 : http://www.cercle-enseignement.com/Espace-auteurs/Interviews/Interviews/Arnaud-Laster] ;

-Mangeront-ils ?, édition présentée, établie et annotée par Arnaud Laster, 171 pages. 

 

*Publications concernant Hugo, partiellement ou totalement :

-Est annoncé dans un n° de la revue Peut-être, daté 2019, publication de l’Association des amis de l’œuvre de Claude Vigée, un article d’Anne Mounic : « La “grande révolte obéissante à Dieu”, de Victor Hugo à Claude Vigée ».

-Parution, le 20 septembre, d’un livre de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, Victor Hugo au Sénat, Corsaire éditions (Orléans), 142 pages, 14 euros. Parmi les annexes, une reproduction presque intégrale – ne manquent que 2 feuillets sur 34 – du texte manuscrit du discours du 22 mai 1876 au Sénat.

*Gilles Magréau publie Le Recueil de mes bonnes feuilles (JPS édition) ; y figure une pièce de lui, mettant en scène Hugo jeune et vieux.

-Émile, l’intraitable Zola, de Bertrand Puard, éd. Hachette romans, 14,90 €. Un roman, paru le 29 août, ponctué de faits réels, qui nous plonge dans l’enfance du célèbre écrivain à la recherche d’un trésor, dans les milieux littéraires et artistiques de l’époque, autour de Victor Hugo notamment, avec Paul Cézanne, son meilleur ami.

*Publication, le 24 juillet, signalée par Carine Fréard, d’un livre de Lydia Blanc sur Hernani de Victor Hugo : « 40 questions, 40 réponses, 4 études ».

*Réimpression par Slatkine en 2 volumes de l’édition de 2004 d’un livre de François Amy de la Bretèque, L’Imaginaire médiéval dans le cinéma occidental. Le chapitre 27 a pour titre « Du Moyen Âge scottien au Moyen Âge “ hugolien ” ». Une des sections du chapitre est intitulée « Persécutés et opprimés. Le Paris populaire hugolien : Notre-Dame de Paris » (p. 869 à 882) ; une autre « De la dérision prévertienne au discours bien-pensant disneyen » (p. 895)

-Réimpression, le 13 août, par les Classiques Garnier d’un n° de 1988 de la série « Victor Hugo » de la Revue des Lettres modernes de Minard : « Linguistique de la strophe et du vers ». Table des matières consultable : https://classiques-garnier.com/linguistique-de-la-strophe-et-du-vers-table-des-matieres.html

-Parution d’un article de Jean-Marc Hovasse «  Victor Hugo poète des rues de Paris avant l’exil » dans le n°3 (juillet-septembre) de 2018 de la Revue d’histoire littéraire de la France (p. 533)

-Parution, le 31 août, d’un livre de Franco Piva : Hernani et la critique de son temps (Hermann, collection « Vertiges de la langue »).

-Parution, le 30 août, d’un livre de Michel Winock : Le Monde selon Victor Hugo / Pensées, combats, confidences, opinions de l’homme- siècle (Tallandier)

-Réimpression, le 2 août, du magazine, Les Trésors de la culture, présenté comme « Hors-Série n°2 » et intitulé « Victor Hugo, une vie, une œuvre ». Prix: 12 euros 90. Les titres absurdes donnés initialement à deux de mes contributions – sur Le Roi s’amuse et sur l’action politique – ont été judicieusement corrigés. Au sommaire : Interviews de Gérard Audinet et de Jean-Pierre Michaël, contributions de Chantal Brière (sur la Duchesse Josiane dans L’Homme qui rit), Danièle Gasiglia-Laster (sur Notre-Dame de Paris et sur « Victor Hugo, défenseur du droit des femmes »), Florence Gentner (qui présente notamment « Un enfant précoce »), Agathe Giraud, Véronique Heute (« L’art d’être grand-père »), Caroline Julliot, Ghislaine-Sylvie Nourry-Namur, Arnaud Laster (« L’action politique et ses grands combats », « Une production poétique inépuisable », « Le Roi s’amuse et son bouffon souffre »), Sylvain Ledda (« Marie Tudor, entre raison et passion »), Vincent Marie (« Condamné à mort à la première personne »), Gérard Pouchain (« Victor Hugo déifié par la caricature »), Hubert Prolongeau, Marc Soléranski.

-Publication, le 5 juillet, d’un livre de Jean Mendelson, Sainte-Hélène 2015 / Préface de Jean-Noël Jeanneney, Portaparole, collection « I venticinque », 211 pages (achevé d’imprimer en mai 2018). 18 euros. Avec une douzaine de références à Hugo.

-Laurence Poluzzi a attiré notre attention sur un livre de Guillaume Le Blanc, Vaincre nos peurs et Tendre la main / Mobilisons-nous pour les exclus (Flammarion, achevé d’imprimer en avril 2018), paru le 23 mai, qui se termine par une citation: « Chaque gouvernement a sa question. Nous répondons : l’humanité aussi a sa question ; et cette question la voici, elle est plous grande que l’Inde, l’Angleterre et la Russie : c’est le petit enfant dans le ventre de sa mère », ainsi commentée : « Accueillons-le ! tendons la main. C’est nous-mêmes que nous accueillerons ». Une note donne pour référence de la citation « Victor Hugo cité et repris par Jean-Luc Godard, Histoire(s) du cinéma “La monnaie de l’absolu. Une vague nouvelle”, Gallimard, 1998, p. 33-35 ». Citation extraite par Godard d’un texte de Hugo de 1876 « Pour la Serbie », repris dans Actes et Paroles, et dont on peut retrouver le contexte dans le volume « Politique » des Œuvres complètes de Hugo chez Robert Laffont, p. 951.

-Le 11 avril est paru un livre de Stéphane Desvignes, Le Théâtre en liberté – Victor Hugo et la scène sous le Second Empire, Classiques Garnier, collection « Études sur le théâtre et les arts de la scène », n° 5, 2018, 820 pages. Broché – 59 €.

-Guy Trigalot a publié le 5 avril Les deux Victor / Hugo, Pavie : une amitié romantique et correspondance inédite, avant-propos de Philippe Moine, préface de Jean-Marc Hovasse, Presses universitaires de Rennes, 382 pages. On peut lire en ligne l’introduction : http://www.pur-editions.fr/couvertures/1522417106_doc.pdf

-Les actes de l’excellent colloque sur Victor Hugo et le Droit qui s’est tenu le 2 décembre 2016 à l’Université Nice Sophia Antipolis, sont parus le 20 mars 2018 dans le n°2 de 2018 de la Revue Droit et Littérature (L.G.D.G.-Lextenso éditions). Voici les communications que l’on y trouvera : « Victor Hugo et les magistrats », par Marcel Foulon ; « Victor Hugo et la peine de mort : une question de droit ? », par Jean-Luc Gautero ; « Hugo juge du bagne », par Mansour Bouaziz ; « Variations autour de l’équité à partir de l’oeuvre de Victor Hugo », par Denys Mas ; «  Les Travailleurs de la mer : baraterie, barathrum », par Odile Gannier ; «  Le droit mutilé dans L’Homme qui rit, par Sylvie Ballestra-Puech ; « La force du mot », par Yves Strickler. Merci à Eric Bertin d’avoir attiré notre attention sur cette publication : https://www.lgdj.fr/revue-droit-litterature-n-2-2017-9782275056067.html.

- Dans le plus récent n° des Annales de la Faculté de droit et de science politique de Nice (achevé d’imprimer en mars), publié chez L’Harmattan sous la responsabilité d’Yves Strickler, en sa qualité de vice-doyen en charge de la recherche, signalons parmi les textes réunis par ses soins deux contributions de Marcel Foulon, président honoraire de Chambre à la cour d’appel de Paris et auteur de Victor Hugo et les Magistrats, qui fait l’objet d’une recension dans le n° de 2017 de L’Écho Hugo : « Victor Hugo ministre ?! » (p. 35 à 50) – excellente mise au point sur la prétendue ambition ministérielle déçue de Hugo – et « Le Bonnet vert » (p. 51 à 65), sur les significations de cette coiffe.

-Sortie en librairie, le 14 mars 2018, du Journal de travail, années de jeunesse, 1963-1968, de Patrice Chéreau, éditions Actes Sud-Papiers/Imec, 272 p., 25€. Le premier des huit spectacles sur lequel porte ce volume est L’Intervention, comédie de Victor Hugo, qu’il va mettre en scène avec le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand dont fait partie son complice et ami Jean-Pierre Vincent. Le jeune Chéreau de 19 ans écrit le 10 juillet 1963: «L’Intervention n’est pas une pièce marxiste, pourtant c’est ainsi que nous l’envisageons. Pour une meilleure compréhension de Hugo en fin de compte. Hugo n’est pas marxiste. Il a même écrit des choses très bêtes là-dessus. Néanmoins, c’est par le marxisme qu’on peut donner un sel nouveau à cette pièce qui appelle une conception matérialiste et dialectique. Par sa situation historique et politique. » On se demande bien quelles « choses très bêtes » Hugo aurait écrites sur le marxisme et si ce n’est pas Chéreau qui écrit une sottise. Jean-Pierre Thibaudat qui rend compte de cette publication https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/280418/chereau-le-jeune-travaux-d-atelier signale que Bernard Dort se souviendra de la représentation quelques années plus tard : « Ce qui s’imposait d’emblée, c’était un ton mordant frisant la caricature, un irrespect féroce, un sens aigu du grotesque et une vitalité théâtrale jamais à court de souffle. Derrière les gestes encore maladroits de certains comédiens, on sentait le regard et la poigne d’un véritable homme de théâtre » (Théâtre réel, Seuil, 1971). Le rédacteur de la présente lettre d’information a témoigné des qualités de cette création – c’était la première mise en scène de la pièce -, de la remarquable interprétation de Jean-Pierre Vincent et de Nicole Hotte mais aussi du traitement caricatural du couple d’ouvriers, joué par Jocelyne Nai et Chéreau : « Celui-ci avait […] par une sorte d’étrange pudeur ou par une intention parodique héritée du mépris des générations précédentes à l’égard de Hugo, gommé ou ridiculisé, selon le point de vue, le côté sentimental des rapports entre Gombert [l’ouvrier] et sa femme » (Pleins feux sur Victor Hugo, Comédie-Françase, 1981, p. 301-302). En 1966, Chéreau écrit : « On a commencé par un petit mélodrame de Victor Hugo et on s’est rendu compte qu’on s’était trompé. » S’il a pris la comédie pour un mélodrame, il s’est en effet bien trompé !

-« Corbière, Hugo et les poètes du Parnasse », article de Yann Mortelette dans la Revue d’histoire littéraire de la France publiée par Garnier, 2018, n°1 (14 février), p. 73 à 84.

-Victor Hugo et son séjour italien (Avellino, 1808), par Orsola Tarantino Fraternali, Editons Mephite, 94 pages, achevé d’imprimer janvier 2018. Prix : 16 euros.

-Parution d’un album Poèmes de Victor Hugo en BD, par Christophe Renault, Efix, Daniel Pecqueur, Alfred, Obion, 112 pages. Editeur Petit à Petit, coll. Littérature en BD, nouvelle édition. 16 euros 90.

-Parution d’un livre de Jacques Ibanès, intitulé Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire, Fauves Editions. L’auteur fait suivre au lecteur les pérégrinations de Hugo et de Juliette Drouet mais aussi de beaucoup d’autres voyageurs.

- Un roman de Patrick Grainville, Falaise des fous (Seuil, 658 p., 22 €), le 4 janvier 2018. « Au terme de sa vie, un homme raconte son siècle dans un long récit rétrospectif qui court de la naissance de l’impressionnisme aux rivages des années 1930. […} Étretat fut son observatoire. […] Une multitude de personnages de ces années fastueuses traversent ce roman. On y croise […] des écrivains : Zola, Victor Hugo, le jeune Marcel Proust dans les salons (« Ce dandy était un titan »), Barrès et ses errements, Léon Daudet en sa bassesse » (Source : Jean-Claude Raspiengeas sur le site de La Croix , le 4 janvier 2018). Danielle Dumas nous signale cette phrase (p. 80) du narrateur et chroniqueur de la vie d’Etretat de 1868 à 1927 : « La lecture des Misérables, je dois l’avouer, remplit ma vie pendant des semaines. […] J’étais perpétuellement nourri, ébloui. » 

-Publication du n° 45 de la revue Genesis, revue internationale de critique génétique,

consacré à Victor Hugo, textes réunis et présentés par Jean-Marc Hovasse (Editions PUPS,

33€) avec des contributions de Jean-Marc Hovasse (« Les copeaux de Victor Hugo ») et de

Pierre-Marc de Biasi (« “Je donne tous mes manuscrits…” ou Les deux corps de l’écrivain ») 

sur les « Enjeux », des études de Chantal Brière (« Les manuscrits des drames : écrire et dessiner

pour la scène ») ; Pierre Laforgue («“Océan” : texte, poésie, poème, février 1854), Guy Rosa

(« Deux carnets et une orthographe : genèse, publication et lecture de William Shakespeare »),

Delphine Gleizes (« En marchant, en dessinant. L’inscription du corps en mouvement dans la

pratique graphique de Victor Hugo », Jean-Claude Fizaine (« Pour une étude génétique du Livre des

tables : les révélations du manuscrit Durrieu »), Florence Naugrette («“La page sortie de mon

encrier” : les révélations de Juliette Drouet sur la genèse de l’œuvre de Hugo »), Alexandrine Achille

(« la photographie à l’œuvre. Autour du fonds photographique de la Maison de Victor Hugo »),

un entretien de Jacques Neefs avec Guy Rosa (« Hugo de l’écrit au livre (suite) », un carnet inédit de

Hugo du 16 au 27 février 1874, présenté par Yannick Balant.

-Eric Bertin attire notre attention sur le fait que le livre de David Bellos, The Novel of the century /

The Extraordinary Adventure of Les Misérables, dont la publication, le 21 mars, a été annoncée dans

notre lettre n° 652 du 29 mars 2017, a été proclamé le 3 novembre 2017 gagnant du prix littéraire de

la Bibliothèque américaine à Paris.

-Signalons un article de Dominique Roy-Blanquet, « Shakespeare et les Hugo », dans Shakespeare et quelques autres. Sous la direction d’Yves Bonnefoy et Odile Bombarde,

Paris, Hermann, 2017. Un volume de 266 p. publié quelques mois après la disparition d’Yves Bonnefoy. Si elle évoque le théâtre de Victor Hugo, en particulier Cromwell, et l’immense travail de traduction des pièces de Shakespeare par son fils François-Victor, elle montre aussi qu’à partir du moment où Victor Hugo a eu un accès intime aux textes de Shakespeare, ils nourrissent et éclairent sa quête du « génie », concluant sur cette formule représentative de l’esprit du livre : « Les génies s’éclairent et se dévoilent les uns par les autres. Shakespeare, c’est la lumière de Victor Hugo » (p. 202). Source : le compte rendu en ligne de l’ouvrage par Hélène Beauchamp pour la R.H.L.F. (2018, n°4, octobre-décembre)

-Publication d’un article de Chris Bongie, intitulé « Victor Hugo and the Melancholy Novel: Reading the Haitian Revolution in Bug-Jargal», dans French Studies, le 16 décembre 2017. Il y serait question des emprunts dans des passages clés de ce roman de jeunesse à une source jusqu’à présent non identifiée : Campagnes des Français à Saint-Domingue (1805) de Philippe-Albert de Lattre.

-Carine Fréard attire notre attention sur un coffret consacré à Victor Hugo, George Sand et Jacques Prévert par les éditons Quelle Histoire et paru le 8 décembre 2016. Les textes des trois plaquettes qu’il contient sont de Clémentine V. Baron. L’objectif affiché de Quelle Histoire est de « rendre ludique l’apprentissage de l’Histoire et de permettre aux plus jeunes [6 à 10 ans] de fixer leurs connaissances en les invitant à la découverte du patrimoine culturel mondial ». La plaquette sur Hugo n’est pas exempte de menues inexactitudes qui pourraient être aisément corrigées.

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/livres-et-articles-concernant-hugo/

Actualités cinématographique et télévisuelle

*France Télévisions annonce, en prologue aux 4 épisodes de Victor Hugo, ennemi d’État, qui seront diffusés par France 2 en deux soirées, les 5 et 6 novembre à 21h 10, un documentaire réalisé par Jacques Loeuille, intitulé Victor Hugo, un siècle en révolutions, que diffusera France 5 le dimanche 4 novembre à 22h 35 et un week-end Hugo sur France-Culture les 3 et 4 novembre. Après la diffusion du 1er épisode le 5, sur France 2, l’émission de Léa Salamé, Stupéfiant, se composera à 22h 55 de trois parties: « À l’école Victor Hugo » par Aurélie Parreau, « L’Ego d’Hugo » [ !] par Guillaume Auda, « L’Art des funérailles » par Léa Barracco.

*Laurence Poluzzi attire notre attention sur le tournage, commencé le 20 août, à Clichy-sous-Bois, à Montfermeil et à Pantin, d’un long métrage, intitulé Les Misérables, par Ladj Ly qui avait réalisé en 2016 un court-métrage sous le même titre. L’histoire est celle des premiers jours de Pento, policier muté à la BAC, et dont la première interpellation dérape, sous l’œil d’une caméra. « Les misérables, c’est tout le monde, les flics, les habitants de cité », résumait Ladj Ly il y a deux ans (Source : Carole Sterlé dans Le Parisien)

*Le prochain film de l’humoriste Kheiron, Mauvaises Herbes, réunira Catherine Deneuve et André Dussollier. Une histoire fondée sur la sienne, qui suit le parcours de jeunes des cités, encadrés par un éducateur. Pour ce nouveau long métrage, Kheiron s’est inspiré de la célèbre phrase de Victor Hugo : « Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs » [Les Misérables, 1°, livre 5e, III] (source : France Info).

*Netflix annonce un nouveau projet : l’acteur anglais Idris Elba compte réaliser une adaptation contemporaine de Notre-Dame de Paris. Le comédien sera à la fois derrière et devant la caméra, dans le rôle du bossu Quasimodo qui hante la cathédrale parisienne et tombe amoureux d’Esmeralda. Selon le magazine spécialisé The Hollywood Reporter, Idris Elba signera également la bande originale de cette comédie musicale intitulée Le Bossu de Notre-Dame, produite par l’acteur lui-même, mais aussi par Fred Berger, l’un des producteurs de La La Land. Le scénario, écrit par Michael Mitnick (Vinyl de Martin Scorsese) reste pour l’instant un mystère.

*Jean-Maxime Renault (Allo Ciné) évoquait ce 6 mars sur Twitter un projet de nouvelle version des Misérables de Victor Hugo par Marc Herpoux, auteur à l’univers bien identifiable que l’on a vu travailler sur des séries comme Les Oubliées ou Au delà des murs. Alexandre Letren l’a contacté pour en savoir plus : « Si j’ai accepté ce projet, c’est parce qu’il me correspond, comme vous le dites très bien. Le challenge est énorme : adapter Les Misérables DE NOS JOURS!!! (ce qui nous sort du « simple remake », que j’aurais refusé — après l’adaptation de Robert Hossein — somptueuse — j’ai du mal à voir ce qu’on peut amener de mieux) ; faire 3 saisons de 8 épisodes (ce qui nous éloigne de la mini-série centrée sur Jean Valjean — comme Robert Hossein, ou encore José Dayan, et bientôt la série anglaise avec Dominic West).  Nous ne sommes donc pas dans le “ remake classique ”, ni dans une “ simple adaptation ” mais dans une totale relecture de l’oeuvre d’Hugo qui oblige à se demander : Qu’est-ce que la misère aujourd’hui ? Où est-elle ? Qui est Jean Valjean de nos jours ? Qui est Fantine aujourd’hui ? Qui sont les Thénardier ? A quoi ressemblent-ils ? Eviter la caricature et la facilité. Prendre le temps aussi (3 saisons) de traiter tous les personnages qui existent dans le roman… et qu’on ne voit presque jamais dans les adaptations classiques de 3, 4 ou même 6 heures. » Conclusion d’Alexandre Letren : « Projet éminemment politique donc. Ne reste plus qu’à savoir quelle chaîne saura prendre le risque de mettre à l’antenne un tel projet ». Source : https://vl-media.fr/marc-herpoux-temoins-travaillent-serie-miserables-non-remake-relecture-totale-de-loeuvre/ Il s’agit de l’un des projets « en développement » présentés au festival Canneseries du 4 au 11 avril. Le scénariste s’est associé avec Sheila O’Connor et avec Jean-Xavier de Lestrade à la réalisation. Les 3 saisons se composeront de 8 épisodes chacune. Les aventures de Jean Valjean se dérouleront en 1999 jusque dans les années 2020 et seront inspirées de son parcours original, de sa condamnation au bagne à Toulon à sa fuite dans les égouts de Paris. En tant que M. Madeleine, il est propriétaire de plusieurs hôtels à Paris. Fantine en vient à travailler dans l’un de ces hôtels ; renvoyée, elle se prostitue et contracte le sida…

* Le site de Télé 7 jours a annoncé le 9 juin 2017 : « Hugo, Prévert et Jésus arrivent sur France 2 » ( !). Deux épisodes de 52’ consacrés à Hugo au moment du coup d’État de

 1851 auraient été commandés à un réalisateur de fiction, dont on ne connaissait pas encore le nom: http://www.programme-television.org/news-tv/Hugo-Prevert-et-Jesus-arrivent-sur-France-2-4329448

 

Puis il fut question de trois épisodes selon un synopsis qui nous a été communiqué et sur lequel nous avons émis quelques remarques critiques. On nous a promis de les transmettre aux responsables mais les propos de la directrice des documentaires de France 2, rapportés en juin dernier par Télérama et signalés à nous par Carine Fréard, étaient révélateurs de l’état défectueux du projet à cette date : «un Hugo sans barbe, qui passe, de 1848 à 1851, du père de la nation [sic : était-ce un malentendu pour pair de France ?] à l’ennemi d’Etat, et qui ne sait que faire de ses trois maîtresses [sic]. L’idée étant de revisiter le roman national, de faire venir les téléspectateurs sur du connu pour leur faire découvrir des aspects du grand homme qu’ils ne connaissent pas. »

Aux dernières nouvelles, on est passé de trois à quatre épisodes. Co-production Quad Télévision (Iris Bucher, à l’origine du projet) et Point du jour (Luc Martin-Gousset), scénario et dialogues Sophie Hiet et Jean-Marc Moutout, réalisateur. Tournage en Dordogne (à Périgueux, dans les vieilles rues du quartier du Plantier, à l’Hôtel Brou de Laurière, au château de Hautefort, à Sarlat) à partir du 12 mars, avec Yannick Choirat dans le rôle de Hugo et Isabelle Carré en Juliette Drouet. Diffusion en deux soirées de novembre 2018 au cours d’une semaine Hugo.

Une dépêche de l’A.F.P., soigneusement reproduite par quantité de journaux – entre autres, La Dépêche, Le Télégramme de Brest, La Presse de Montréal, Le Soleil, Loop News Haïti, BX1 de Bruxelles -, annonce que Hugo sera une « star » en 2018, avec la nouvelle adaptation anglaise des Misérables et ce « biopic » : « Ce portrait (4 X 52 minutes), en cours de tournage et présenté au festival de télévision Mipformats à Cannes, aborde également les amours tumultueuses d’un homme qui, jusqu’à sa mort, nota ses conquêtes dans un petit carnet crypté. » Faut-il déplorer ce nouveau dérapage ou en rire ? On a manifestement confondu Hugo avec Don Giovanni, à cette différence près que c’est son valet Leporello qui tenait le registre.

Le site du Figaro annonçait ce 22 mai que « le tournage de Victor Hugo : ennemi d’État, le prochain thriller historique de France 2 » venait de s’achever. «Je suis fan depuis toujours de Victor Hugo-monument littéraire, mais aussi de Victor Hugo-homme à femmes, et de Victor Hugo-homme politique engagé. J’ai senti il y a deux ans à quel point le thriller politique, sociétal et intime que je voulais raconter résonnait avec ce qu’il se passe actuellement», confie Iris Bucher, créatrice et coproductrice de Victor Hugo: ennemi d’État. Le tournage de la fiction en quatre parties s’est achevé jeudi 17 mai, sous la direction de Jean-Marc Moutout, avec notamment Yannick Choirat et Isabelle Carré dans les rôles de l’écrivain et de sa maîtresse Juliette Drouet, sur une scène spectaculaire réalisée dans la Cour carrée du Louvre. L’œuvre devait être présentée en septembre au Festival de la fiction TV de La Rochelle (voir le 27)..

*Andrea Beaghton, notre vice-présidente, avait attiré notre attention sur l’intérêt manifesté par Andrew Davies pour Les Misérables. Après Guerre et Paix sur BBC One, le scénariste Andrew Davies annonçait son intention de porter à l’écran Les Misérables de Victor Hugo – dans une version non musicale, ayant d’ailleurs déclaré détester particulièrement le film de Tom Hooper à cause du chant qu’il a trouvé épouvantable. Davies, qui a également adapté avec talent pour la télévision des romans de Jane Austen,

Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés, 1995), Emma (1996), Sense and Sensibility

(Raison et Sentiments, 2008), disait, selon The Telegraph, du roman de Hugo : “It’s another big epic story and I’m thinking people will be surprised that there is so much more to it than they maybe realize. It’s an immensely powerful story about appalling levels of poverty and deprivation and how people transcend it, it’s about redemption and revenge and the extraordinary relationship between Jean Valjean and a little girl he brings up. The pursuit of Javert, the indomitable detective who lets it get personal is classic film noir.” [C’est un autre grand récit épique et je pense que les gens seront surpris qu’il s’y trouve tellement plus de choses que peut-être ils n’en ont conscience. C’est une histoire immensément puissante à propos d’épouvantables niveaux de pauvreté et de privation et de la manière dont des gens les surmontent, cela traite de rachat et de revanche et il y a l’extraordinaire relation entre Jean Valjean et une petite fille qu’il élève. La poursuite de Javert, l’indomptable détective qui en fait une affaire personnelle, c’est du pur film noir]. En attendant, le scénariste travaillait à l’adaptation en trois épisodes pour ITV de The House of Stairs, le roman de Ruth Rendell, écrit sous le pseudonyme Barbara Vine et publié en France sous le nom La Maison aux escaliers. [Sources : site Critictoo et The Telegraph].

 

Andrea Beaghton nous a signalé que le projet se précisait d’une adaptation en six épisodes, dans le cadre de celles que propose la BBC le dimanche soir. Source : http://www.telegraph.co.uk/news/2016/05/27/bbc-to-announce-new-sunday-night-adaptation-of-les-misrables/

 

Les Misérables sera, précise le site de La Dépêche, une co-production de BBC Studios et Lookout Point pour BBC One. Pour le public qui n’a pas lu le livre d’Hugo ou pour tous ceux qui ne connaissent Les Misérables qu’à travers la comédie musicale, la série promet de couvrir une plus grande partie de la trame originelle. « Je suis ravi d’avoir l’opportunité de rendre véritablement justice à Victor Hugo en adaptant son chef-d’oeuvre dans une version de 6 heures pour la BBC », a déclaré Andrew Davies.

Cette série sera composée de six épisodes d’une heure, écrits par Andrew Davies, qui a notamment travaillé sur House of Cards et se trouve derrière les scénarios des deux premiers films Bridget Jones (adaptés des romans de Helen Fielding). Il est également producteur exécutif sur le projet, aux côtés de Bethan Jones, Faith Penhale et Simon Vaughan. Le tournage de cette version anglaise doit commencer en 2018, et prendra place en majorité en terres belges. Un bref passage est prévu en France. La firme Weinstein était impliquée sur ce projet - Weinstein TV devait être le distributeur aux États-Unis et en Chine - mais elle a été mise sur la touche après l’affaire Harvey Weinstein, comme l’avait rapporté Deadline

La BBC a dévoilé, ce mardi 9 janvier 2018, la distribution complète de la nouvelle adaptation en six parties des Misérables par Andrew Davies, scénariste du Guerre et Paix de la BBC diffusé par France 2 les 25 décembre et 1er janvier derniers. Dominic West (The Affair) incarnera Jean Valjean. Javert, son ennemi juré, sera interprété par David Oyelowo (Selma). Lily Collins (Blanche-Neige) interprétera Fantine. Olivia Colman, qui sera la reine Elizabeth II dans la prochaine saison de la série The Crown, et Adeel Akhtar, connu pour son rôle dans Pan, joueront le couple Thénardier. Enfin, Josh O’Connor (Bridgend), Ellie Bamber (Nocturnal Animals) et Erin Kellyman (Raised by Wolves) incarneront respectivement Marius, Cosette et Éponine, Reece Yates Gavroche, Turlough Converay Grantaire. Le tournage des Misérables débutera en février en Belgique et en France. [Source : site de La Dépêche, le 10 janvier].

« Les souterrains de la Citadelle de Namur représenteront les égouts de Paris. Et quelques scènes de vie nocturne seront tournées dans le vieux Namur, des petites rues étroites avec des maisons historiques que les habitués reconnaîtront à l’écran », annonce Maxime Deschamps. « Je ne peux pas vous dire quand, mais les équipes seront présentes pendant une grosse semaine courant mars. Ça va être quelque chose, une série en costumes avec un énorme budget, on n’aura jamais vu quelque chose d’aussi ambitieux se tourner à Namur », promet-il. On apprend dans cet article le nom du futur interprète de Gavroche : Reece Yates.

Le tournage de l’épisode de la barricade s’est déroulé jusqu’au 21 avril à Sedan : un impressionnant amoncellement de tables, tonneaux, planches et chaises barre la rue de l’Horloge à hauteur de la place Cappel. Une douzaine de techniciens ont été mobilisés pour construire cette barricade « en bois véritable » qui va atteindre 2,50 mètres de haut et 5 mètres de long (source : http://www.lunion.fr/82334/article/2018-03-25/une-barricade-au-beau-milieu-du-centre-ancien-de-sedan ). La série télévisée sera diffusée sur la BBC en 2019, six épisodes de 60 minutes que la chaîne de télévision anglaise entend bien vendre ensuite dans le monde entier… France comprise. « Nous avons visité 20, 30 villes en France et en Belgique. Quand nous sommes arrivés à Sedan, ça a été immédiat. Tout, ici, est un cadeau pour la production », s’enthousiasme Chris Carey, producteur principal des Misérables. Pendant la première semaine, « nous avons tourné la nuit, avec des canons, avec une centaine de personnes dans la rue à 5h du matin, et les habitants ont été charmants », commente-t-il. Les équipes municipales se sont aussi mobilisées pour ces 15 jours de tournage dans une vieille ville métamorphosée. Un second déplacement à Sedan, plus bref, est prévu en juillet. Au pied de l’un des plus grands châteaux-forts d’Europe –le futur bagne de Toulon dans la série-, « l’étroitesse des rues a permis de monter les barricades », précise le maire de la ville, Didier Herbillon. La série, qui est réalisée par Tom Shankland (« House of Cards », « The Missing »), est une co-production anglo-belge (Lookout Point, BBC Studios, Masterpiece et CZAR TV). Elle mobilise une centaine d’acteurs, quasiment tous britanniques, ainsi qu’un millier de figurants, essentiellement belges.

*Bradley Stephens nous a appris que l’adaptation de Notre-Dame de Paris par Tim Burton avec Josh Brolin n’est plus à l’ordre du jour, remplacée par une autre avec Max

 Ryan (Dante dans La Ligue des gentlemen extraordinaires, 2003) comme scénariste (avec le concours de Julio Ponce Palmieri) et interprète de Quasimodo, que tournerait Chuck Russell (prix Hugo en 1995 pour The Mask, mais le nom de la récompense rend hommage à Hugo Gernsback, fondateur d’un des premiers magazines de science-fiction américains Amazing Stories.). Steven Berkoff (Savonarole dans Les Borgias, série TV de Neil Jordan, 2011) ferait partie de la distribution (en Frollo ?) ainsi que Ralf Moeller et Jack Ryan. Voir http://www.empireonline.com/news/story.asp?NID=45721.

 

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/films-cd-et-dvd/

 

Actualités discographique, radiophonique, vidéographique et électronique

*Le sixième et dernier des « Soleils couchants » du recueil Les Feuilles d’automne (« Le soleil s’est couché ce soir dans les nuées ») a été mis en musique par Christophe Loiseleur des Longchamps, plus jeune frère du baryton, et l’on peut entendre en ligne son interprétation par Virginie Verrez, mezzo-soprano, accompagnée au piano par Giuseppe Mentuccia, enregistrés à la Juilliard School en février 2018 : Loiseleur des Longchamps Soleils Couchants

*Pierre-François Kettler attire mon attention sur une contribution au site La Langue française qui se prétend « le site de référence sur le français », intitulée Victor Hugo / Le Guide complet, signée Nicolas Le Roux et qui gagnerait à être débarrassée de ses trop nombreuses coquilles, à commencer par celle qui transforme le poète en « poètre », et de quelques énormités, telle l’évocation de Hugo lors du coup d’État : « Alors qu’il échafaude une résistance, celle-ci échoue et il se rend à la police qui refuse de l’arrêter » ! Lucrèce Borgia est, une fois de plus, mal présentée : « La pièce initie [sic] “la légende noire » des Borgia en faisant de leur vie un mélange de sang, inceste et népotisme ». Plus irrecevable encore, l’appendice suivant aux notules sur les oeuvres théâtrales : « D’autres pièces mineures n’ont pas été évoquées dans cette liste et notamment Angelo tyran de padoue (1835) et Torquemada (1882) ».

https://www.lalanguefrancaise.com/litterature/victor-hugo/

*Parution, ce 21 septembre, d’un album Rising, la fin de la tristesse, par Blau Bird (Laure et Olivier Slabiak) : 10 mélopées dont une mise en musique de « Demain dès l’aube ». Les mises en musique de « Demain dès l’aube » (devenu le poème le plus connu de Victor Hugo) se sont multiplièes : au hasard d’une recherche sur Internet de traces des hommages du chanteur Rémo Gary à Hugo (dont il a interprété la « Chanson de Gavroche » composée par Lucien Merer), des liens se sont offerts avec les versions de Chanson Plus Bifluorée, de Cyprès, des Frangines et des Sales Majestés !

*Françoise Chenet nous signale que la série des Chemins de la Philosophie de la semaine du 17 septembre sur France-Culture étant consacrée au populaire s’est trouvée naturellement sous le signe de Hugo, dès la première émission https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/etre-ou-ne-pas-etre-populaire-14-faut-il-etre-populaire-pour-gouverner , qui commençait par une citation de L’Homme qui Rit, le monologue intérieur de Gwynplaine, « Le peuple est un silence […] Je serai le lord des pauvres… ». La référence exacte n’était pas donnée, mais elle a retrouvé la citation dans la 2e partie, livre 9e, II, « Résidu », Oeuvres complètes, volume « Roman III », « Bouquins », Laffont, p.757-758). Pour savoir s’il faut être populaire, il faut déjà savoir à qui l’on s’adresse…Au cours de l’Histoire, la notion de peuple a changé de sens. Victor Hugo et sa vision du 19e siècle identifie le peuple à la plèbe, au sens économique, le peuple ce sont les pauvres. Si on remonte le fil de l’Histoire, le peuple a aussi été une communauté régie sous une même loi ou une communauté parlant la même langue… La grande question reste ce lien entre ce qu’on appelle le peuple, l’importance de la popularité pour celui qui gouverne le peuple et la pente glissante vers le populisme…

Victor Hugo comme repoussoir opposé à Baudelaire était omniprésent dans la quatrième émission consacrée à Philippe Muray

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/etre-ou-ne-pas-etre-populaire-44-philippe-muray-est-il-au-dessus-du-peuple

Mais là, elle a éprouvé un choc : l’émission commençait par une citation qu’elle a tout de suite reconnue comme étant de Hugo mais qui était donnée comme étant de Philippe Muray : « …que le texte de Philippe Murray vous reste dans la tête, il en vaut bien la peine… » ! alors que Muray citait Hugo, Le XIXe siècle à travers les âges, Tel/Gallimard, p. 120. N’en croyant pas ses oreilles, elle a vérifié que c’était du Hugo (tiré de son William Shakespeare).

*La Green Box, dont nous avons annoncé des représentations, fait l’objet d’un album, composé de 10 chansons sur des poèmes de Hugo, interprétées par Florent Vintrigner (chant, banjo, guitares, harmonica et accordéon), Benoît Laur (arrangements, programmation, batterie, basses, claviers clarinette, guitare et chœurs) et Arnaud Viala (arrangement et réalisation). Le site d’où nous tirons cette annonce mentionne, à titre d’exemples, Novembre « qui prend ici la forme d’une balade mélancolique entre slam et chanson » ou Le Voile, « texte qui résonne étrangement avec notre actualité » https://www.gauchebdo.ch/2018/09/06/la-green-box-ou-la-poesie-de-victor-hugo-en-chansons/

*Rappel : Le site Entendre Victor Hugo, mis en ligne depuis le 17 août 2014 par l’acteur Pierre-François Kettler - http://entendre-victor-hugo.com/, s’est, un an durant, enrichi quotidiennement de nouveaux enregistrements de poèmes lus par lui, accompagnés de la reproduction des textes (vérifiés par Arnaud Laster). Ils sont classés par périodes de publication – « Avant l’exil », « Pendant l’exil », « Après l’exil » – et dans chacune de ces périodes par recueils. Des présentations d’Arnaud Laster complètent l’information. Aux poèmes disponibles à la date du 17 août 2015 – voir http://victor-hugo.org/fr/victor-hugo-sur-la-toile/se sont ajoutés « Je n’ai pas de palais épiscopal en ville… » (L’Année terrible, juin, IV) et « À ceux qu’on foule aux pieds » (L’Année terrible, juin, XIII)

*Possibilité de revoir en ligne ou de télécharger gratuitement l’émission « Victor Hugo, la face cachée d’un génie » de la série Secrets d’Histoire, présentée par Stéphane Bern : https://dailygeekshow.com/victor-hugo-documentaire/

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/films-cd-et-dvd/

 

Avantages proposés aux adhérents de la Société des Amis de Victor Hugo :

*Tarif préférentiel de 18 euros au lieu de 26 pour Sand, prénommée George, ou l’Aurore d’une liberté, par Pierrette Dupoyet, tous les dimanches d’octobre (7, 14, 21, 28) à 15h, au Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 5 rue Blainville. Réservations au 01 42 01 81 88.

*Partenariat avec la Maison des Arts à Créteil (Val-de-Marne) : le tarif de 11 euros (au lieu de 22, tarif normal), accordé en 2017-2018, est maintenu pour tous les spectacles de la saison 2018-2019 (programme, voir http://www.maccreteil.com/fr) sauf le premier dont le tarif partenaire a été fixé à 20 euros (au lieu de 30, tarif normal). Retour gratuit en navette assuré jusqu’à la place de la Bastille et Châtelet, dans la limite des places disponibles.

Nous avons pris des options, après Les Fourberies de Scapin, pour 4 autres pièces programmées :

-Rhinocéros d’Eugène Ionesco, mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota, collaboration artistique François Regnault, scénographie Yves Collet, avec Serge Maggiani (Béranger), Hugues Quester (Jean), Valérie Dashwood (Daisy), Philippe Demarle (Dudard), Charles-Roger Bour, Jauris Casanova, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Kränhenbühl, Gérald Maillet, Walter N’Guyen, Pascal Vuillemot, jeudi 22 novembre à 20h ; tarif 11 euros.

-J’ai rencontré Dieu sur Facebook, texte et mise en scène d’Ahmed Madani, avec Mounira Barbouch, Louise Legendre, Valentin Madani, mercredi 12 décembre à 20h ; tarif 11 euros ;

-La Duchesse d’Amalfi de John Webster, nouvelle traduction, adaptation et dramaturgie Clément Camar-Mercier, par le Collectif Eudaimonia, mise en scène et création sonore Guillaume Séverac-Schmitz, avec Jean Alibert, François de Brauer, Lola Felouzis, Eléonore Joncquez, Thibaud Perrenoud, Nicolas Pirson, Charles Van De Vyver, scénographie Emmanuel Clolus, vendredi 22 février à 20h (contingent épuisé) ; mardi 19 ou mercredi 20 février à 20h ; tarif 11 euros ;

-Peer Gynt d’Henrik Ibsen, traduction François Regnault, adaptation, mise en scène et, avec Aurélie Lemaignen, scénographie David Bobée, dramaturgie Catherine Dewitt, avec Clémence Ardoin, Jérôme Bidaux, Pierre Cartonnet, Catherine Dewitt, Radouan Leflahi, Destinée Mbikulu, Butch McKoy, Thierry Mettetal, Marius Moguiba, Lou Valentini, mercredi 17 avril à 20h ; tarif 11 euros.

Veuillez nous faire savoir dès que possible si vous souhaitez réserver et combien de places pour une ou plusieurs des quatre représentations ci-dessus ; après confirmation par nos soins des réservations, les places devant être réglées au plus tard un mois avant chaque spectacle, il faudra que soient parvenus à l’adresse de notre association (7 place Salvador Allende, 94000 Créteil) vos chèques, à l’ordre de la Maison des Arts de Créteil, le 20 octobre pour Rhinocéros, le 10 novembre pour J’ai rencontré Dieu…, le 18 janvier pour La Duchesse d’Amalfi, le 13 mars pour Peer Gynt.

*Tarif réduit sur présentation de la carte d’adhérent(e) lors du retrait des places, de 18, au lieu de 25 pour les spectacles du Théâtre 14, Paris 14e, 20 avenue Marc Sangnier :

-Qui a peur de Virginia Woolf de Edward Albee, traduction Daniel Loayza, mise en scène Panchika Velez, avec Frédérique Lazarini, Stéphane Fievet, Agnès Miguras, Aurélien Chaussade ; du 10 septembre au 27 octobre ; le lundi à 19h sauf le 24 septembre ; les mardis, mercredis, jeudis, vendredis à 20h 45, le samedi à 16h.

-Mon ami La Fontaine, pièce en un acte et trois tableaux de Philippe Murgier, mise en scène Christophe Gand, décors Nils Zachariasen, costumes Agnès Nègre, avec Philippe Murgier, Jean-Louis Charbonnier, Jean-Jacques Cordival ; du 18 septembre au 27 octobre ; les mardis, mercredis, jeudis et vendredis à 19h, le samedi à 20h 30.

Réservations à partir du 3 septembre auprès de Madeleine Dos Santos, responsable des collectivités : 01 45 43 25 48 du lundi au vendredi de 14h à 17h ou par courriel à contact@theatre14.fr

Pour mémoire

*Ce mardi après-midi 16 octobre, deux classes de 4e du collège Bréart de Mâcon ont eu la visite de Marie Hugo, fille de l’arrière-petit-fils de Victor Hugo ; rencontre rendue possible grâce à un des professeurs de lettres de l’établissement, Mohamed Bouabane. « La vie de Victor Hugo, son œuvre, ses poèmes et ses dessins ont été évoqués. Marie Hugo a ensuite parlé de son parcours avant de répondre aux questions des adolescents. À la question « Est ce difficile d’être de la descendance de Victor Hugo ? », la réponse a été « oui ». « Avec la gloire de Victor Hugo, on me regarde plus qu’on cherche à me connaître. C’est très difficile », a-t-elle notamment confié. » (Laurie Bouclet , Le Journal de Saône-et-Loire, 17 octobre).

*Des livres de Hugo dédicacés par lui étaient en vente au Salon du Livre ancien de Lille samedi 13 et dimanche 14 octobre : http://www.lavoixdunord.fr/468652/article/2018-10-13/trois-raisons-de-venir-au-salon-du-livre-ancien

*Samedi 13 octobre, dans l’après-midi, avait lieu la rencontre littéraire bisannuelle à la bibliothèque d’Orval (Manche), cette fois sur le thème des romans insulaires. L’occasion d’un échange au cours duquel a été évoquée, entre autres Guernesey avec Victor Hugo, par Michel Dorenlor.

*« Nous avons acheté récemment des pièces de Victor Hugo, Delacroix, Géricault, Fragonard, Suzanne Valadon… », annonce Dorit Schäfer, selon Les Dernières nouvelles d’Alsace du 13 octobre : Splendeur du dessin français à la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe

*L’association Les Amics de Victor Hugo de Juillan (Hautes-Pyrénées) consacrait le 13 octobre à 20h 30 une rencontre à Abel Hugo, frère de Victor.

*Rediffusion, le 13 octobre vers 20h sur la chaîne Chérie 25 de l’émission de la série Sous les jupons de l’histoire consacrée à Juliette Drouet.

*Samedi 13 octobre, les responsables de la médiathèque de Lampaul-Plouarzel ont reçu, pour une séance de dédicaces, Dan Grall, auteur, compositeur et autodidacte de la musique, venu présenter son dernier CD, enregistré en février 2018 au studio de Kerbizivin, en Ploumoguer : Horizon chimérique, composé de de poèmes de Jean de La Ville de Mirmont, d’Alfred de Musset, de Victor Hugo et d’autres auteurs, mis en musique. La séance s’est terminée par un moment de convivialité au cours duquel Dan Grall s’est emparé de sa guitare pour chanter.

*Extraits de la lettre de condoléances adressée par Hugo à Edmond de Goncourt après la mort de son frère Jules en 1870 et mise en vente le 9 octobre parmi quantité de documents liés à ce décès : « Pourquoi vous écrire? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie […] votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme […]. Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz: merci ».

*Dans un entretien avec Salman Rushdie, traduit par Marguerite Capelle et publié par L’Humanité dans son n° du 9 octobre, Muriel Steinmetz fait remarquer au romancier que dans son dernier livre, La Maison Golden, on découvre un certain Garry Gwynplaine, qui rappelle le Joker de Batman et fait irrésistiblement penser à Donald Trump, alors que « pour nous, Français, Gwynplaine c’est l’Homme qui rit , de Victor Hugo, à la fois laid en dehors et bon en dedans. Quant au Joker, s’il est méchant, n’est-il pas intelligent ? » Réponse de Rushdie : « En effet, le personnage de Victor Hugo est censé avoir inspiré le Joker. Mais le Joker est tout d’un bloc. Il n’a pas de bons côtés. Je crois avoir essayé de montrer que personne n’est tout blanc ou tout noir, bon ou mauvais. Ce personnage constitue la seule exception. Je ne vois aucune qualité positive au président Trump. Je ne suis même pas sûr qu’il soit bon envers les animaux. L’idée d’utiliser le Joker pour figurer Trump est le seul élément non réaliste d’un roman réaliste. Or, plus le temps passe, plus cela semble réel ! »

* Le quotidien Libération attire l’attention, ce 9 octobre, sur l’association Cosette et Gavroche, relais lyonnais du collectif de la Manif pour tous, qui a été « la première, dès l’automne 2012, à descendre dans la rue contre la loi Taubira pour défendre “les droits des enfants avant les désirs des adultes‟, comme le clame son slogan, et dont « le dernier cheval de bataille » serait la «suppression de l’existence du père» qu’impliquerait « selon elle l’extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, approuvée par un nouvel avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) le 25 septembre ». Faisons remarquer que si c’est dans le discours du 15 janvier 1850 « que le mot droit de l’enfant a été prononcé pour la première fois », selon l’éditeur d’Actes et Paroles, Hugo ajoutait que ce droit « est plus sacré encore que le droit du père ». Quant aux pères de Cosette et de Gavroche, ils sont si peu exemplaires que la correspondante à Lyon de Libération, Maïté Darnault, présente l’association en question comme portant « le nom des deux orphelins de Victor Hugo ». Rappelons que celui à qui s’est donnée Fantine « comme à un mari », Félix Tholomyès, loin d’être mort pendant l’enfance de Cosette ou après, est devenu, vingt ans après l’abandon de Fantine, « un gros avoué de province, influent et riche, électeur sage et juré très sévère ; toujours homme de plaisir » (Les Misérables, 1e partie, livre 4e, I) et que le père de Gavroche n’est autre que Thénardier.

*« J’aime Jules Verne, Victor Hugo, Léo Malet et Le Clezio […]. J’aime leurs histoires », a déclaré à Saint-Dié, le 6 octobre, Gunnar Staalesen auteur norvégien du roman Où les roses ne meurent jamais : https://www.vosgesmatin.fr/edition-de-saint-die/2018/10/07/festival-international-de-geographie-les-auteurs-de-polars-autour-du-zinc

*Pour fêter ses dix ans, la Médiathèque de Béziers proposait, entre autres festivités, un récital de poèmes de Hugo, samedi 6 octobre à 14h.

*Une image de la façade rue de Hauteville House, en chantier jusqu’à mars prochain : https://actu.fr/politique/la-manche-soigne-plus-jamais-relations-anglo-normandes_18934632.html

*Dans le programme de la splendide version de concert de Rigoletto, proposée le 3 octobre par le Théâtre des Champs-Elysées, une aberration sous la signature de Jean Cabourg : l’opéra est présenté comme « né d’un fiasco hugolien ». Comme si l’interdiction du drame après une seule représentation, interdiction qui ne sera levée que 50 ans plus tard, équivalait à un « fiasco » ! Dans la contribution de ce même Cabourg on peut lire ceci : « Le coup de génie du musicien consistera à faire de <la> chanson fétiche <du Duc> ‟La Donna è mobile” le révélateur de la tragique méprise finale que Rigoletto reçoit en plein cœur alors qu’il tenait le gradin pour mort ». En fait, le « coup de génie » de Verdi vient en droite ligne de Hugo, à cette seule différence que dans Le Roi s’amuse, François Ier chante « Souvent femme varie, / Bien fol est qui s’y fie » que Triboulet lui avait entendu chanter à la scène 2e de l’acte IV.

Cette version de concert a été donnée le 5 octobre au Grand Auditorium de la Philharmonie de Luxembourg.

*Carine Fréard a attiré mon attention sur une émission de Radio Canada suscitée par les représentations de Rigoletto à Montréal « Rigoletto, de Giuseppe Verdi : l’opéra comme critique du pouvoir | Samedi et rien d’autre » https://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/samedi-et-rien-d-autre/segments/entrevue/86263/rigoletto-pierre-vachon-opera-de-montreal

Invité, Pierre Vachon, directeur de l’action communautaire et éducative à l’Opéra de Montréal, au milieu de propos tout à fait pertinents, se laisse aller à dire que Victor Hugo aurait été, au départ, outré du résultat de l’adaptation de son œuvre par Giuseppe Verdi et qu’il aurait écrit au compositeur italien pour s’en plaindre. Ils se seraient donné rendez-vous par la suite pour en discuter et se seraient réconciliés…On se demande bien quelle peut être la source de ce développement.

*Françoise Chenet nous signale dans un article de Jacques Julliard, éditorialiste de Marianne, publié par Le Figaro le 30 septembre, cette citation tirée de la conclusion politique du Rhin : «L’alliance de la France et de l’Allemagne, c’est la constitution de l’Europe. L’Allemagne adossée à la France arrête la Russie. La France amicalement adossée à l’Allemagne arrête l’Angleterre. La désunion de la France et de l’Allemagne, c’est la dislocation de l’Europe.» Citation que commente ainsi Julliard : « Victor Hugo n’est pas seulement un grand poète, dont le registre va du familier au fantastique. Il avait des vues perçantes et singulières sur les hommes et les choses. C’est un des pères spirituels de l’Europe. »

*« Je suis persuadé que si Victor Hugo vivait aujourd’hui, il écrirait Les Misérables sur les migrants », a déclaré Michel Bussi lors d’une rencontre à Marseille, le 28 septembre, avec les lecteurs de la Provence.

* »Professeur certifié de lettres classiques au collège Daniel Faucher à Loriol-sur-Drôme, Robert Delord a tout simplement cherché un moyen de parler littérature engagée avec ses étudiants en se servant de leurs codes: « Je suis arrivé en cours et j’ai distribué à chacun un texte avec ‘Bêtise de la guerre’ écrit en style graffiti. Je leur ai expliqué qu’il s’agissait du texte d’un rappeur: ‘Je n’ai plus son nom, mais j’ai l’instru qui va avec' ». Le professeur leur propose d’essayer de lire le texte sur l’instru, à l’instar d’un rappeur, « c’était quitte ou double » repense-t-il. A sa grande surprise et de façon spontanée une dizaine de mains se lèvent pour relever le défi. Après que quatre ou cinq élèves se sont essayés à l’exercice, il révèle la supercherie: « Mon but n’était pas du tout de les piéger. Je voulais leur montrer que ce n’était pas un morceau de rap, mais que ça aurait très bien pu l’être. Alors j’ai simplement inscrit ‘1872’ au tableau », raconte Robert Delord. Quelques sourires se dessinent alors sur le visage de ses élèves qui commencent à comprendre, « ça voulait clairement dire: ‘on s’est fait avoir' », se remémore le professeur de français. 1872, étant évidemment la date de parution du poème de Hugo » (Maxime Birken, Huffingon Post, 26 septembre).

*Michel Tournier disait de Victor Hugo quil n’écrivait pas spécialement pour les enfants, mais qu’il écrivait tellement bien que les enfants aussi pouvaient le lire…  

*On apprend, à l’occasion d’un mouvement actuel contre la censure au Koweit, que Notre-Dame de Paris de Hugo y est interdit : http://www.lepoint.fr/culture/au-koweit-des-intellectuels-en-campagne-contre-la-censure-sur-des-milliers-de-livres-24-09-2018-2253725_3.php

*Une nouvelle interprétation du spectacle musical d’après Les Misérables a été présentée à Bleiburg (Autriche), Grenzlandheim, le 23 septembre à 10h et 18h. 3 représentations y sont programmées les 16, 17 et 18 novembre.

*Décès de Jean Piat, le 18 septembre, à l’âge de 93 ans : inoubliable interprète du rôle de Don César dans Ruy Blas à la Comédie-Française et dans la réalisation télévisée de Claude Barma, il fut aussi la voix de Claude Frollo dans la version française du Hunchback of Notre-Dame des studios Disney.

*La 1e séance de 2018-2019 du Groupe Hugo, le 15 septembre à 10h, accueillait une communication de Jordi Brahamcha-Marin, Alain, lecteur de Hugo, à la Bibliothèque Jacques Seebacher, Université Paris-Diderot, Les Grands Moulins, Bâtiment A, 2e étage, Paris 13e, 5-7 rue Thomas Mann.

*L’élection de Miss Monde aura lieu le 8 décembre prochain à Sanya en Chine et la Tunisie y sera représentée par Dorsaf Zouaghi, née à Sfax en 1997. Cette charmante miss aime citer Victor Hugo qui disait « qu’aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la vivifiait » (Source : Hatem Bourial sur le site Tunis Webdo, le 28 août : http://www.webdo.tn/2018/08/28/dorsaf-zouaghi-representera-la-tunisie-pour-le-concours-miss-monde ). La citation exacte est : « Aucune grâce extérieure n’est complète si la beauté intérieure ne la pénètre et ne la vivifie » (Volume « Océan », texte établi par René Journet dans les Œuvres complètes, « Bouquins », Laffont, p. 337).

*Dans un téléfilm de Gérard Mordillat, diffusé par Arte le 24 août de 20h 55 à 22h 25, Mélancolie ouvrière, avec Virginie Ledoyen dans le rôle de Lucie Baud (dont l’historienne Michelle Perrot a réédité les mémoires) et Philippe Torreton dans celui du syndicaliste Charles Auda, celui-ci désigne Victor Hugo et, plus précisément, « Melancholia », poème des Contemplations dont il cite le passage sur l’exploitation des enfants dans les usines, comme l’origine de son engagement militant.

*L’écrivain Thierry Bizot a désigné comme son livre de chevet Les Misérables : « Un grand classique, mais qui est tout, sauf classique. Une fresque historique, mais qui nous parle de notre aujourd’hui. Une étude anthropologique et sociale de la misère, mais qui raconte toutes les grandeurs humaines. Un roman un peu impressionnant, intimidant, mais dans lequel on se sent chez soi. / Ce que j’aime plus que tout dans ce livre, ce sont ces “mouvements humains” que décrit si bien Hugo, et qui contiennent nos vérités universelles. Je ne citerai qu’un de ces puissants mouvements […] Sur sa route, Valjean volera la pièce de monnaie d’un garçon. Alors seulement, une fois commis cet acte lâche, inutile, absurde, Jean Valjean se met à pleurer. Comme un enfant. Et c’est à ce moment précis qu’il devient un homme, un homme bon qui va désormais se racheter et sauver les autres. Il fallait qu’il tombe au plus bas pour pouvoir renaître en un homme nouveau. » Propos recueillis par Claire Lesegretain le 20 août : https://www.la-croix.com/Culture/Le-livre-chevet-lecrivain-Thierry-Bizot-2018-08-20-1200962856

*Françoise Chenet a attiré notre attention sur un témoignage de Franck Nouchi, journaliste et médiateur du quotidien Le Monde, au sujet de Claude Lanzmann, décédé ce 5 juillet à l’âge de 92 ans : « Il aimait la grande littérature. Il aimait par-dessus tout Victor Hugo. Il pouvait passer […] des nuits entières […] <à> déclamer des vers de Victor Hugo […]. Il était plus fasciné par Victor Hugo que par Sartre, d’une certaine façon, si on parle de littérature. Victor Hugo était un personnage qui lui paraissait absolument considérable et il aurait adoré se mesurer à Victor Hugo » (France Culture, La Grande Table d’été par Maylis Besserle, « Hommage à Claude Lanzmann », 5 juillet, de 42’05 à 43’30).

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Georges-Emmanuel Clancier, poète et romancier, ce 4 juillet, à l’âge de 104 ans. Il avait contribué au n° de 2007 de L’Écho Hugo par un texte intitulé « Victorieux Hugo » (p. 48 à 54).

*Nous avons reçu de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et à ce titre membre du Comité d’honneur de la Société des Amis de Victor Hugo, la lettre suivante : « Mesdames, Messieurs, / Vous avez eu l’amabilité de m’adresser le dernier numéro de votre revue. / Je vous remercie vivement pour l’envoi dont j’ai pris connaissance avec le plus grand intérêt. / Véritable père de la République, Victor Hugo n’a eu de cesse de défendre les vertus de l’éducation pour tous. Je ne peux que vous féliciter de faire vivre sa mémoire en diffusant son œuvre et sa pensée. / Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de ma considération distinguée. »

*Hernani est au programme 2018-2019 des Terminales littéraires: http://mobile.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=128647

*Orsola Tarantino Fraternali nous informe de la lecture-spectacle d’extraits des Misérables qui a été organisée par l’ACIF Victor Hugo-Alliance Française d’Avellino  au lycée Imbriani d’Avellino (Italie), mardi 5 juin dernier. Les jeunes lecteurs étaient Arianna Carpentieri (Jean Valjean) ; Andrea Vinci (Gavroche) et Danilo Conti (Cosette). Un jeune flûtiste, G. Gambardella, a accompagné la lecture en jouant de la musique de Debussy. « La lecture-spectacle a été applaudie par une salle de 200 lycéens enthousiastes de cette interprétation qui invitait à toujours lire Victor Hugo, un écrivain qui, loin de vieillir, est d’une exceptionnelle modernité ». Le texte utilisé était celui de l’édition d’Yves Gohin (Folio Classique, Gallimard).

*Robert Badinter, notre président d’honneur, nous a procuré le bonheur de sa présence à l’assemblée générale du 7 décembre et y a prononcé un discours dont la transcription est publiée dans le n° de 2017 de L’Écho Hugo, expédié aux membres de notre association.

Arnaud Laster (rédacteur de la lettre d’information)

 

Benjamin Michelis (responsable de la diffusion de la lettre d’information)

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