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Lettre d’information

Lettre d’information n°723

Lettre d’information n°723

Société des Amis de Victor Hugo

Adresse du site:

http:// victor-hugo.org

Secrétariat : 7, place Salvador Allende 94000 Créteil

Adresse électronique : amis.victor.hugo@gmail.com

Couleur verte : nouvelles informations.

Couleur rouge : événements organisés par des adhérents ou livres et articles dont ils sont auteurs ou co-auteurs ;  noms de nos adhérents.

Couleur bleue : lien qui vous permet d’avoir des précisions sur l’information donnée.

La version courte est envoyée par courrier électronique ; la version longue téléchargeable sous forme de fichier PDF en cliquant sur l’encadré gris qui le propose ou consultable sur le site : http://victor-hugo.org/fr/lettre-dinformation/

L’archivage mensuel des événements hugoliens de décembre 2004 à juin 2018 est également consultable sur le site (http://victor-hugo.org/fr/evenements-archives/) et complété progressivement.

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Georges-Emmanuel Clancier, poète et romancier, ce 4 juillet, à l’âge de 104 ans. Il avait contribué au n° de 2007 de L’Écho Hugo par un texte intitulé « Victorieux Hugo » (p. 48 à 54).

Le n° de 2017 de L’Écho Hugo (n°16) est paru. Il devrait être parvenu entre les mains de tous les membres de l’association. Si vous ne l’avez pas reçu, veuillez le signaler à amis.victor.hugo@gmail.com

NOTE IMPORTANTE CONCERNANT L’ADHÉSION  –   Depuis plusieurs années nous essayons de ne pas augmenter le montant de l’adhésion afin de rester accessibles au plus grand nombre. L’adhésion étudiant et sans emploi n’a d’ailleurs jamais été augmentée depuis la création de l’association.  Nous avons, dans la même optique, maintenu les mêmes tarifs qu’en 2017 pour 2018 : 30 euros, 45 pour les couples, 10 pour les étudiants et sans emploi (sur justificatif). Mais nous avons ouvert une option qui nous paraît bonne et juste.  Si vos moyens vous le permettent, nous vous invitons à donner un peu plus que la somme de base. Sont considérés comme « bienfaiteurs », ceux qui versent un montant supérieur et comme « bienfaiteurs + » ceux qui versent une cotisation de 100 euros ou plus.   Ces sommes nous  permettent de faire vivre l’association et de diffuser l’œuvre et la pensée de Victor Hugo (voir http://victor-hugo.org/fr/adhesion-a-la-societe-des-amis-de-victor-hugo/). Elles sont déductibles à 66 % de vos impôts. Veuillez les envoyer directement au trésorier de la Société des Amis de Victor Hugo : Michel Rouxel, 133 rue Damrémont, 75018 Paris. Celles et ceux qui résident hors de France peuvent régler commodément la cotisation par le système Paypal. Pour cela, il suffit de se rendre sur la page http://victor-hugo.org/fr/adhesion-a-la-societe-des-amis-de-victor-hugo/ et de cliquer sur le logo Paypal en saisissant le montant de sa cotisation en fonction des situations vous correspondant.

Notre page Facebook (gestion Danièle Gasiglia-Laster) : https://www.facebook.com/victorhugo1802/?pnref=story

Vous y trouverez des textes, des informations sur l’actualité hugolienne, et vous pourrez intervenir et débattre. Cette page compte 1637 abonnés à la date du 8 août 2018.

Notre compte Twitter (gestion Benjamin Michelis) : https://twitter.com/AmisHugo  a 469 abonnés à la date du 8 août 2018.

 

Le Festival Victor Hugo et Égaux de 2019 célébrera Hugo et Flaubert.

 

 

Manifestations & événements concernant Victor Hugo

Du jeudi 9 au mercredi 15 août 2018

(en France et dans le monde).

Jeudi  9 août :

*Victor Hugo est un des personnages illustres qui ont fait l’objet de pochoirs disséminés dans le 5e arrondissement de Paris et réalisés par Christian Guémy alias C215, artiste urbain. Leur localisation est indiquée sur un plan disponible à l’entrée du Panthéon ou à la Mairie du 5e. Ces portraits sont exposés depuis le 10 juillet et jusqu’au 8 octobre. Celui  de Hugo se trouve, Carine Fréard l’a repéré, en venant du boulevard St-Michel, rue Soufflot, 100 m environ après avoir croisé la rue Saint-Jacques, sur le trottoir de gauche. D’autre part, dans le même arrondissement, Françoise Chenet nous signale que Jean Valjean étant dans Les Misérables paroissien de l’église Saint-Jacques-du-Haut-Pas (252, rue Saint-Jacques), les vitrines de cette  paroisse exposent actuellement des illustrations du roman.

*6h 15 et 10h 45 : Chouk Sedra, suite des rediffusions (inaugurées le 1er août) sur la chaîne marocaine Al Aoula des 30 épisodes tournés (sur 60 projetés) du feuilleton de Chafik Shimi, transposition des Misérables à la période de lutte du peuple marocain pour son indépendance, de 1933 à 1956, programmés pour la 1e fois du 17 juin au 16 juillet 2015 [Renseignements aimablement communiqués, à notre demande, par Odile Levasseur qui a collaboré à ce feuilleton, et complétant ceux que l’on pouvait trouver sur notre site : http://victor-hugo.org/fr/films-cd-et-dvd  ]. Prochaines rediffusions : le 10 à 6h 05 et 11h 15, le 11 à 6h et 10h 40, le 12 à 6h et 10h 20.  

*9h à 14h et 16h à 19h : Maison Musée Victor Hugo de Pasaia (Pasages) (Espagne), exposition permanente: Voyage vers la mémoire ; et audio-visuel interactif : Un guide touristique nommé Victor Hugo. Entrée gratuite.

http://www.oarsoaldeaturismoa.eus/fr/connaissez-oarsoaldea/nos-musees/casa-de-victor-hugo.html

*Guerre aux démolisseurs ! Victor Hugo et la défense du patrimoine, 2 expositions réalisées avec le concours exceptionnel du musée Carnavalet de Paris et proposées à Besançon (Doubs) par le Musée du Temps, 96 Grande Rue, du 16 juin 2018 au 27 janvier 2019 de 9h 15 à 12h et 14h à 18h (du mardi au samedi) ou 10h à 18h (le dimanche)  et par la Maison natale de Victor Hugo, 140 Grande Rue, du 16 juin au 10 septembre de 10h 30 à 18h (17h 30 à partir de novembre), sauf le mardi. Conseiller scientifique : Jean-Marc Hovasse. Visites guidées successives des 2 expositions le dimanche à 15h. Réservations au 03 81 87 81 50. [« Guerre aux démolisseurs ! », c’est ce qu’écrivit Victor Hugo en 1832 pour « arrêter le marteau qui mutilait la face du pays » en détruisant les édifices historiques. L’exposition au Musée du Temps de Besançon rend hommage à ce pamphlet dans lequel l’écrivain exigeait le vote d’une loi pour la protection du patrimoine architectural. Sauver les monuments, c’est prendre la défense de l’histoire, du temps et des peuples, contre l’oubli. Une vision contemporaine sur le patrimoine est présentée parallèlement à la Maison natale de Victor Hugo, en partenariat avec l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon. Le catalogue de cette double exposition comporte des contributions de Jean-Marc Hovasse (« Dix ans de guerre littéraire : de “La Bande noire” à Notre-Dame de Paris »), Gérard Audinet (« “Pour guider les reconstructeurs”. Onze dessins des vieilles maisons d’Ypres de la collection de Victor Hugo »), Chantal Brière (« Notre-Dame de Paris : “Gothique, vous avez dit gothique ?” ») et d’autres, concernant notamment Mérimée et Viollet-le-Duc.

-Exposition permanente de la Maison natale : Rez-de chaussée – « Hugo bisontin ? » (hommages des Bisontins à l’auteur et liens tissés par lui avec sa ville natale) -; 1er étage – « L’homme engagé » (exposition permanente) ; quatre thématiques et leurs prolongements aujourd’hui : la liberté d’expression (partenaire : Reporters sans frontières); misère-égalité-justice (partenaire : ATD Quart Monde pour la lutte contre la misère) ; l’enfance et l’éducation, dans la chambre natale (partenaire : Unicef pour les droits de l’enfant) ; liberté des peuples, dans le salon de la rue de Clichy, où Hugo a reçu quantité d’invités de 1874 à 1878, donné par Alice et Edouard Lockroy à la ville de Besançon (partenaire : Amnesty International) ; cave voûtée – salle Gavroche, espace pour l’action culturelle – projections, conférences, expositions temporaires, lectures, petites mises en scène théâtrales ou musicales – capable d’accueillir 65 personnes . Entrée : 2,50 € en plein tarif ; 1,50 € pour les étudiants sur présentation de leur carte, les Amis des Musées et des Bibliothèques, les familles nombreuses, les personnes handicapées. Entrée gratuite pour les jeunes de moins de 18 ans, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les ICOM, les journalistes, les membres de la Fédération des Maisons d’Écrivains et les porteurs du ticket avantages jeunes. Visites de groupes de 10h à 12h. Visites guidées le dimanche à 11h. Internet : http://www.besancon.fr/index.php?p=1328 ]

*9h 30 à 17h : Hauteville House et les Hugo, exposition à la Priaulx Library de Guernesey en partenariat avec la Maison de Victor Hugo,  présentant la vie familiale des Hugo à Guernesey : https://www.priaulxlibrary.co.uk/exhibition/hauteville-house-and-hugo-familyhauteville-house-et-les-hugo . Jusqu’au 13 septembre. Du lundi au samedi à cet horaire ; de 10h à 17h le vendredi.

*10h à 18h : Karen, Victor, Wilhelm et Babette, exposition format de poche  à la Maison de Victor Hugo (6 place des Vosges, Paris 4e) ;  tous les jours sauf lundis et fériés, depuis le 16 janvier.

[Le Musée Karen Blixen à Rungsted, au Danemark et la Maison de Victor Hugo ont imaginé un chassé-croisé entre leurs deux écrivains, autour de l’évocation des figures de Wilhelm Dinesen, le père de Karen Blixen,  qui participa au siège de Paris et à la Commune, et de l’ancienne  communarde dont elle fait l’héroïne du Festin de Babette. Le musée Karen Blixen, à Rungsted, a accueilli à son tour depuis le 25 avril jusqu’au 26 août une exposition, intitulée Babette-Paris 1871. A l’occasion de cet événement croisé, une brochure a été éditée, avec des textes de Catherine Lefebvre, Gérard Audinet, Stéphane Audeguy, Tom Buk-Swienty, Thomas Patrick Wisneiwski, Jean-Christian Grondahl, Annemari Brogaard Clausen (en version française, danoise et anglaise)]

*10h à 17h : De main de maître II, exposition d’œuvres d’une collection privée, dont deux dessins de Victor Hugo : un aigle découpé et un spécimen de « vie nocturne ». Musée des Beaux-Arts de Montréal, pavillon Jean-Noël Desmarais. Tous les jours dans ce créneau horaire, et le mercredi jusqu’à 21h [C’est Alain Lecompte qui a informé ses « amis hugoliens » de cet événement]

*10h à 12h 30 et 14h à 18h : La Main d’Adèle, exposition à la Maison Vacquerie –Musée Victor Hugo, Rives-en-Seine Villequier (Seine-Maritime). Visites possibles tous les jours aux même horaires, sauf mardi et dimanche matin.

*12h à 18h: Maison de Victor Hugo et Musée littéraire (rénové) à Vianden (Luxembourg), 37 rue de la Gare. Sauf les lundis. Tarif plein : 5 euros. Informations : http://www.victor-hugo.lu/cgi-bin/baseportal.pl?htx=/musee

 

*13h à 19h : Des dessins de Victor Hugo aux papiers peints, exposition à la Bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, Paris 4e, 1 rue du Figuier. Entrée libre. Du mardi au samedi de 13h à 19h, jusqu’au 25 août.

 

*13h : The Hunchback of Notre-Dame, musique d’Alan Menken, livret de Peter Parnell, paroles de Stephen Schwartz, Yokohama (Japon), Kaat Kanagawa Arts Theatre. Prochaines représentations le 10 à 13h, le 11 à 12h 30 et 17h, le 12 à 12h 30, le 14 à 13h, le 15 à 13h.

 

*14h et 19h 30: Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, San Francisco (Californie), SHN Orpheum Theater. Prochaines représentations le 10 à 20h, le 11 à 14h et 20h, le 12 à 14h et 19h 30, le 14 à 19h 30, le 15 à 14h et 19h 30.

 

*18h 30 : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version allemande, Staatz-Kautendorf (Autriche), Felsenbühne Staatz. Prochaines représentations les 10 et 11 même horaire.

 

*19h 30 : Der Glöckner von Notre-Dame, musique d’Alan Menken, paroles de Stephen Schwartz, version allemande de Michael Kunze, Stuttgart, Apollo Theater. Jusqu’au 9 septembre. Prochaines représentations au même horaire les mardis et mercredis; à 19h 30 jeudis et vendredis ; à 14h 30 et 19h 30 les samedis ; à 14h et 19h le dimanche. Compte rendu de la création de cette production à Berlin du 11 avril au 5 novembre 2017 : http://www.musicalavenue.fr/critique-le-bossu-de-notre-dame-au-stage-theater-des-westens-a-berlin/

*19h 30 : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, mise en scène Trevor Nunn et John Caird. Distribution depuis le 11 juin : Dean Chisnall (Jean Valjean), James Hume (Myriel et Babet), Carley Stenson (Fantine), Bradley Jaden – qui incarna Enjolras pour le 30e anniversaire de la production – (Javert), Steven Meo (Thénardier),  Vivien Parry (Madame Thénardier), Toby Miles (Marius), Amara Okereke (Cosette), Elena Skye (Eponine), Samuel Edwards (Enjolras), et, en alternance, Charlie Hagen, George Morgan et Charlie Stripp (Gavroche). Londres, Queen’s Theatre (Shaftesbury Ave.,London, W1D 6BA). Du lundi au samedi  à 19h 30, et aussi à 14h 30 le samedi et le mercredi. Réservations possibles jusqu’au 2 mars 2019.

*19h 30 : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, New Plymouth (Nouvelle-Zélande), TSB Showplace. Prochaines représentations les 10, 11 et 15 à 19h 30.

*20h : Esmeralda (version cabaret) par la troupe Les Ailes du Théâtre, Campan (Hautes-Pyrénées), Carrière de  Payolle. [Un aperçu du spectacle a été présenté au Week-End des Arts de la rue, les 4 et 5 août à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées)]. Voir le 10 août.

*20h : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version allemande, dirigée par Tjaard Kirsch, mse en scène Ulrich Wiggers, avec Patrick Stanke (Jean Valjean), Kevin Tarte (Javert), Milica Jovanovic (Fantine). Tecklenburg (Allemagne), Freilichtbühne. Jusqu’au 15 septembre. https://www.freilichtspiele-tecklenburg.de/de/les-miserables-besetzung/   Prochaine représentation le 10 à 20h.

*20h : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, Mexico, Teatro Telcel. Prochaines représentations le 10 à 20h, le 11 à 16h et 20h 30, le 12 août à 17h.

*20h : L’Homme qui Rit , spectacle musical en langue coréenne non surtitrée, adapté du roman de Hugo et dirigé par Robert Johanson, musique Frank Wildhorn, lyrics Jack Murphy, du 8 juillet au 26 août, avec en alternance Suho, Park Hyo Shin et Park Kang Hyun  (Gwynplaine), Chung Sung Hwa et Yang Joon Mo (Ursus), Min Kyoung Ah et Lae Su Bin (Dea), Shin Young Sook et Jeong Sun Ah (Josiane). Séoul, Opéra du Centre des Arts. Représentations le vendredi et le mercredi  à 15h et 20h, le samedi  à 14h et 18h 30, le dimanche à 15h, le mardi à 19h. Informations:

  https://www.sacticket.co.kr/SacHome/perform/detailE?searchSeq=32463

 

 Vendredi 10 août :

 

*14h à 17h: Les Paysages fantastiques de Victor Hugo, atelier dessin gratuit, Belfort. [Découvrir l’œuvre dessinée de Victor Hugo en testant ses techniques (lavis, pochoirs, fusains, etc). Par Les Éditions Catalpas, dès 7 ans. Limité à 10 personnes.]

  *20h 30 : Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, Venise, Palazzo Barbarigo Minotto. Tous les vendredis, au moins jusqu’au 28 décembre  2018 : http://www.musicapalazzo.com/event/rigoletto-2/

 

*21h : Esmeralda, par la troupe Les Ailes du théâtre, Campan (Hautes-Pyrénées), Salle des fêtes. Tarif : 10 euros. Autres représentations le 11 à 21h à la Halle aux grains de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) et le 12, à 18h et 21h à la Halle de Sainte-Marie de Campan.

[« C’est une réécriture du roman avec des dialogues romanesques tirés du texte orignal et complétés de chansons plus ou moins connues, explique Jean-François Rabaud qui depuis ses années de prof de français continue de travailler avec ses anciens élèves du lycée Saint-Joseph de Tivoli à Bordeaux. Au fil des ans huit Campanois et sept musiciens dont venus rejoindre la troupe pour un total de 35 jeunes ». Les fonds récoltés sont reversés à Tivoli sans frontières au profit des actions menées en Afrique et, plous récemment, au Népal : https://www.ladepeche.fr/article/2018/08/04/2846401-les-ailes-du-theatre-ont-revisite-notre-dame-de-paris.html ]

*21h : Moi Sarah B., avec Bruno Bayeux sur un texte de Damien Gabriac, au festival Un soir au Jardin du lundi 6 au mardi 14 août à Rouen (Seine-Maritime), Orangerie du Jardin des Plantes (relâche le jeudi). Tarif plein : 12 € – Tarif réduit : 7 €. Réservation : 02 32 08 13 90 ou culture@rouen.fr [Autre représentation annoncée au Festival Rire en Seine le vendredi 12 octobre à la salle des fêtes de Belbeuf (Seine-Maritime) à 20 h 30. Réservation : www.rireenseine.fr ]

Samedi 11 août:

 

*12h 30: Rigoletto, opéra de Verdi, livret de Piave d’après Le Roi s’amuse de Hugo, direction Renato Palumbo, mise en scène Elijah Moshinsky réalisée par Hugh Halliday, avec Dalibor Jenis dans le rôle titre, Gianluca Terranova (le Duc), Irina Lungu (Gilda), Atalla Ayan (le Duc), Jessica Nuccio (Gilda), Gennadi Dubinsky (Monterone), Taras Berezhansky (Sparafucile), Sian Pendry (Maddalena), Sydney (Australie), Opera House Joan Sutherland.  Production reprise depuis le 11 juillet. Prochaine représentation le 14 à 19h 30.

 

*14h 30 à 18h 30 : Maison littéraire de Victor Hugo à Bièvres (Essonne), le samedi et le dimanche. Visite guidée du musée et libre du parc : 5 euros (4 pour + de 60 ans et étudiants).

 

*21h 30: La Green Box, poèmes de Hugo chantés par Florent Vintrigner [avec banjo, guitares, harmonica] de La Rue Ketanou, dans le cadre du Festival Musicalarue, Luxey (Landes), Théâtre de verdure; https://www.lagreenbox.com

 

*22h : Los Miserables, par la Compañia de teatro y Danza Paloma Mejia Marti. Madrid, Teatro Victoria   [spectacle créé le 14 novembre 2010];

https://www.teatropalomamejia.com/obras-teatro-madrid/los-miserables-de-victor-hugo.html

 

Dimanche 12 août:

*0h 35 : Ernani, opéra de Verdi, livret de Piave d’après le drame de Hugo, captation d’une représentation à l’Opéra de Monte-Carlo en 2014, direction Danielle Callegari, mise en scène Jean-Louis Grinda, avec Ramon Vargas dans le rôle titre, Svetla Vassileva (Elvira), Ludovic Tézier (Carlos), Alexander Vinogradov (Ruy Gomez). Chaîne France 3.

*2h 50 : Roberto Alagna, l’homme à la voix d’or. Rediffusion d’un documentaire où l’on entend le ténor chanter quelques mesures de « La donna è mobile », air du Duc dans Rigoletto, et où est évoqué très brièvement Le Dernier Jour d’un condamné, opéra de l’un de ses frères, David Alagna, dont il a été l’interprète principal. Chaîne France 3.

Lundi 13 août :

*19h 30 : Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, mise en scène Trevor Nunn et John Caird [voir le 9 août]. Londres, Queen’s Theatre (Shaftesbury Ave.,London, W1D 6BA). Du lundi au samedi  à 19h 30, et aussi à 14h 30 le samedi et le mercredi. Réservations possibles jusqu’au 2 mars 2019.

Mardi 14 août :

 

*9h 50: Le Bossu de Notre-Dame (The Hunchback of Notre-Dame), dessin animé réal. Gary Trousdale, Kirk Wise, 1996, scénario Irene Mecchi, Tab Murphy, Bob Tzudiker, Noni White, Jonathan Roberts, musique Alan Menken, USA, prod. Walt Disney Pictures (Don Hahn), avec (voix en V.O.) Tom Hulce (Quasimodo), Demi Moore (Esmeralda), Heidi Mollenhauer (Esmeralda, chanson), Kevin Kline (Phoebus), Mary Wickes (Laverne), Tony Jay (Claude Frollo), Paul Kandel (Clopin), Jason Alexander (Hugo), Charles Kimbrough (Victor), David Ogden Stiers (l’archidiacre), Mary Kay Bergman (mère d’Esmeralda) ; (voix en V.F.) Francis Lalanne (Quasimodo), Rebecca Dreyfus (Esmeralda), Jean Piat (Frollo), Emmmanuel Jacomy (Phoebus), Bernard Alanne (Clopin), Dominique Tirmont (l’archidiacre), 90 min (USA), couleur. Chaîne Canal + Family.

[Mon point de vue lors de la sortie du film en France :

 https://www.awn.com/animationworld/en-attendant-hugo ]

 

*Activités proposées par la Maison de Victor Hugo, Paris 4e, 6 place des Vosges :

-14h 30 : Notre-Dame de Paris et la question du patrimoine. Visite conférence sans réservation ; tarifs : 5 et 6 euros.

-16h : Parcours Cosette et Gavroche [visite du musée, centrée sur eux ; découverte du quartier de la Bastille, lieux évoqués dans le roman, transformations de la ville dans la seconde moitié du 19e siècle ; question sociales et urbaines]. Promenade commentée d’une durée de 2h ; sans réservation ; tarifs : 10 et 7 euros.

 

Mercredi 15 août :

 

*14h et 19h 30: Les Misérables, spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Schönberg, version anglaise d’Herbert Kretzmer, San Francisco (Californie), SHN Orpheum Theater.

 

 

Spectacles et manifestations à venir :

 

*Mises en scène de pièces de Hugo

 

Reprise, la saison prochaine, par la Comédie-Française, de Lucrèce Borgia, mise en scène Denis Podalydès, avec Elsa Lepoivre dans le rôle titre. La représentation du 18 octobre sera transmise en direct dans les salles du réseau Pathé Live.

 

*Manifestations et Spectacles littéraires et musicaux sur des textes de Hugo et adaptations théâtrales et lyriques de ses œuvres.

 

- Jean-Claude Drouot s’étant vu offrir une carte blanche par Claude Martinez, directeur artistique pour la salle culturelle de Limogne (Lot) dont il est le parrain, propose un « Rendez-vous avec Victor Hugo, L’Art d’être grand-père », auquel il travaillera cet été [Source : La Dépêche des 23 et 24 juin].

-Jacques Weber projette de reprendre « Hugo au bistrot », joué en avril au restaurant-théâtre La scène Thélème, dans 20 établissements (un par arrondissement) de la capitale, à partir de septembre.

-L’American Drama Group Europe présente TNT Théâtre dans un spectacle d’après  Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, en tournée mondiale depuis l’automne 2017 (21 semaines de représentations sur trois continents ! par exemple, le 16 octobre à Münich, à 19h 30 ; le 18 octobre à 20h, à Landsberg, Stadttheater ;  le 9 novembre à 19h 30 au Staats Theatre de Kassel ; le 16 à 11h et 15h à Offenburg, Aula der freien Waldorfschule, le 17 à 14h, à Romanshorn, Kantonsschule). Adaptation de Paul Stebbings ; traduction, mise en scène et décors (avec Joerg Besser) de Gaspard Legendre ; chorégraphies Eric Tessier Lavigne ; direction musicale Helen Beauchamp & John Kenny ; Emily White, sacquebutes et violon baroque ; Belinda Sykes, voix, chalemie, flûte à bec, tambour sur cadre ; Pascal Lefeuvre, vielle à roue ; Nafee Mohammed, oud et voix ; Peter Vilk, percussion ; John Kenny, sacquebutes, carnyx (grand cor de chasse), flûte à bec, percussion et synthétiseur ; création des costumes Morwenna Spagnol,  création des masques Louise Legendre. Avec 5 acteurs et actrices en alternance : Caroline Aïn et Nanou Harry ((Esmeralda, la Femme, une Gargouille), Aude Lepape et Morwenna Spagnol (Fleur de Lys, la Femme aveugle, le Bourreau, la Prostituée, un Garde royal, une Gargouille), Aurélien Mallard et Alix Kuentz ((Quasimodo, le Soldat, le Tortionnaire), Laurent Paolini et Julien Prevost (Frollo, le Juge, un Soldat, une Gargouille), Cyrille Thouvenin et Gaspard Legendre (Phoebus, le Roi des Mendiants, l’Official, une Gargouille). Présentation promotionnelle au Théâtre du Ranelagh le 15 mars 2018 avant une nouvelle tournée de septembre 2018 à avril 2019. [Merci à Franck Bortelle de nous avoir signalé cette production].

-L’ensemble vocal «Vives Voix» d’AMAGe (Académie de musique et des arts en Gascogne) et la compagnie de théâtre L’Ephémère de L’Isle-Jourdain donneront, en décembre, deux représentations à Auch du spectacle musical  Miserrance. C’est un arrangement de feu Corinne Charpentreau-Coudret d’après le spectacle musical de Claude-Michel Schönberg Les Misérables (texte d’Alain Boublil, d’après l’œuvre de Victor Hugo). Pour ce faire, la chorale a besoin de ténors ! Les répétitions auront lieu à la salle de musique, à la maison Marre à Simorre. Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter la chef de chœur Nadine Alberola au 06 43 57 32 57 (Source : La Dépêche du Midi). Des extraits ont été présentés le 30 mai.

-Geoffrey Couët, qui fut l’interprète |de Théo dans le film Théo et Hugo dans le même bateau de Jacques Martineau et Olivier Ducastel, déclare préparer des créations en tant qu’auteur et metteur en scène, toutes contemporaines sauf ce qu’il adapte pour un « seul en scène » : une pièce de Victor Hugo ! (Source : Têtu).

 

-Nous avions déjà annoncé la composition par Gabriel Rigaux d’un cycle sur des poèmes choisis des Contemplations. Il nous a adressé un lien qui présente au mieux l’ensemble du projet et du contenu musical: http://www.cap-prod.org/gabriel-rigaux/ et des extraits vidéos pour se faire une idée de sa musique : https://www.youtube.com/watch?v=HbLJDE72d1I -

https://www.youtube.com/watch?v=XMgEgFf7Ti0

 

-La Biennale de poésie du Val-de-Marne, animée par Francis Combes, risque de ne pouvoir, faute de moyens, continuer à se tenir. Elle ne manquait pourtant pas de projets, dont celui d’un tournoi de poésie en 2018 sur le thème emprunté à la préface de Hugo pour son recueil Les Contemplations : « Insensé qui crois que je ne suis pas toi ». Francis Combes a publié sur son blog un poème, intitulé « Poète de droit commun »,  qui semble, en partie, faire écho à cette interpellation de Hugo : http://franciscombes.unblog.fr/2017/12/10/poete-de-droit-commun/

-En novembre 2019, à l’occasion des 500 ans de la création de La Havane, capitale cubaine, l’association française Cuba Coopération prévoit d’organiser un colloque sur le thème « Victor Hugo visionnaire de paix », en incluant une analyse des relations entre l’auteur et le héros national cubain José Marti. Un site s’est ouvert qui rendra compte de l’avancement du projet : https://victor-hugo-cuba-2019.jimdo.com/ Le colloque se tiendra, annonce l’association, les 14 et 15 novembre 2019 ; la première journée dans un lieu prestigieux, le Collège San Geronima en plein cœur du quartier historique, à deux pas du Palais des Capitaines Généraux et à trois de la Maison Victor Hugo de La Havane où aura lieu la deuxième journée. Cette Maison Victor Hugo a un nouveau directeur, Delvy Colina, qui en a été précédemment le promoteur culturel.

-Le Grand Besançon s’est engagé à organiser un Forum thématique afin d’appuyer la candidature de la France à l’Exposition Universelle 2025. Au programme si celle-ci est retenue, un « Village Global », véritable nid d’innovations, naîtra d’ici 2025. Entre autres parmi les projets, celui de faire revivre via un hologramme ou un robot intelligent le génie né à Besançon, Victor Hugo.

 

Actualité bibliographique et bibliophilique

 

*Parmi les nouvelles éditions d’oeuvres de Hugo

 

-Hernani et « la bataille d’Hernani », texte intégral du drame + dossier par Olivier Decroix + Lecture d’image par Sophie Barthélémy, Gallimard, 2018, collection « Folioplus classiques », 152. 3 euros. [C’est Lélio / La lettre de l’Association nationale Hector Berlioz, n°39, juillet 2018, qui a attiré mon attention sur cette publication du 7 juin 2018 d’une édition parue en 2009, augmentée d’un chapitre sur « les batailles d’Hernani »].

-Les Misérables par Henri Scepi, avec la collaboration de Dominique Moncond’huy dans la Bibliothèque de la Pléiade, le 22 février. On peut en lire une belle présentation sur le site de la collection : http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/Les-Miserables2 [En en rendant compte, le quotidien suisse Le Temps prétend que l’œuvre fut « détestée » par Baudelaire. Mais faut-il accorder plus de crédit à ce qu’il écrivit à sa mère qu’aux beaux articles qu’il consacra au roman ?]

-Publication de Notre-Dame de Paris et du livret de Hugo pour l’opéra de Louise Bertin, La Esmeralda, dans de nouvelles traductions chinoises, avec une préface, traduite en chinois, de Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster, Peking University Press, 768 pages.

 

-Publication par les Editions des Saints-Pères d’un fac-similé du manuscrit d’un poème des Contemplations, « Mon bras pressait ta taille frêle… »,  sous verre, à 500 exemplaires, au prix de 85 euros. https://www.lessaintsperes.fr/fr/74-mon-bras-pressait-ta-taille-frele-contemplations-victor-hugo-9791095457510.html

 

-Parution, le 23 août 2017, de Bug-Jargal, édition présentée et annotée par Caroline Raulet-Marcel, Le Livre de Poche Classiques. Prix de vente public : 5 euros 10.

 

-Les Misérables (en un seul volume), édition, présentée, établie et annotée par Yves Gohin, Folio classique, 1344 pages (publiée en 3 volumes en 1973 et parue sous cette nouvelle forme le 29 juin 2017). Prix : 13 euros 90 (au lieu de 16 euros 40 les 2 volumes de 960 pages chacun, également disponibles)

 

-Lucrèce Borgia, texte intégral du drame de Hugo, suivi d’une anthologie de Cédric Corgnet sur la figure de Lucrèce, Hatier, coll. Classiques et compagnie Lycée (paru le 12 avril 2017).

- Lucrèce Borgia, en collection GF de Flammarion, paru le 25 avril 2017. Cette édition reproduit une des parodies du drame, Tigresse Mort-aux-Rats, réécriture burlesque et satirique. Elle comprend également un entretien avec le metteur en scène David Bobée qui avait choisi Béatrice Dalle pour interpréter le rôle titre et qui revient sur sa lecture politique et esthétique de l’œuvre. Dossier : 1. Création et réception 2. Du texte à sa représentation 3. La mise en scène de David Bobée  4. Figures de la violence au théâtre 5. Les femmes criminelles à l’époque romantique.

Sortie en librairie, le 12 janvier 2017, de six titres de Hugo à 2 euros le volume en collection Folio classique de Gallimard, parmi lesquels :

-Le Dernier Jour d’un condamné, édition présentée, établie et annotée par Roger Borderie, 201 pages ;

-Claude Gueux, édition présentée, établie et annotée par Arnaud Laster, 137 pages [Interview lors de la première version de cette édition en 2015 : http://www.cercle-enseignement.com/Espace-auteurs/Interviews/Interviews/Arnaud-Laster] ;

-Mangeront-ils ?, édition présentée, établie et annotée par Arnaud Laster, 171 pages. 

 

*Publications concernant Hugo, partiellement ou totalement :

 

-Réimpression corrigée, le 2 août, du magazine, Les Trésors de la culture, présenté comme « Hors-Série n°2 » et intitulé « Victor Hugo, une vie, une œuvre ». Prix: 12 euros 90. Au sommaire : Interviews de Gérard Audinet et de Jean-Pierre Michaël, contributions de Chantal Brière (sur la Duchesse Josiane dans L’Homme qui rit), Danièle Gasiglia-Laster (sur Notre-Dame de Paris et sur « Victor Hugo, défenseur du droit des femmes »), Florence Gentner (qui présente notamment « Un enfant précoce »), Agathe Giraud, Véronique Heute (« L’art d’être grand-père »), Caroline Julliot, Ghislaine-Sylvie Nourry-Namur, Arnaud Laster (sur l’action politique, sur « Une production poétique inépuisable », sur Le Roi s’amuse), Sylvain Ledda (« Marie Tudor, entre raison et passion »), Vincent Marie (« Condamné à mort à la première personne »), Gérard Pouchain (« Victor Hugo déifié par la caricature »), Hubert Prolongeau, Marc Soléranski.

 

-Début d’une série d’été dans Les Échos sur les romans de la guerre de 14-18, avec Gaspard de René Benjamin, publié en novembre 1915 et, dans la foulée, prix Goncourt. Très peu de combats dans ce roman ; « mais la vie à l’hôpital, au dépôt, en prison, en permission… Grande vadrouille et grande débrouille. Gaspard, vendeur d’escargots parisien, tient plus de Gavroche que du colonel Chabert. D’ailleurs, bien que René Benjamin vit en Balzac un modèle d’écriture, c’est Victor Hugo que Gaspard s’enorgueillit d’avoir lu sept fois. “ Un loustic type ”, selon un journaliste de l’époque. Le Parisien qui parle en argot, fier, courageux, bon camarade et maître du bon mot populaire. Le vrai poilu. On dit même que c’est René Benjamin qui aurait donné, le premier, ses lettres – imprimées – de noblesse à cette expression. »

 

-Publication, le 5 juillet, d’un livre de Jean Mendelson, Sainte-Hélène 2015 / Préface de Jean-Noël Jeanneney, Portaparole, collection « I venticinque », 211 pages (achevé d’imprimer en mai 2018). 18 euros. Avec une douzaine de références à Hugo.

 

-Laurence Poluzzi a attiré notre attention sur un livre de Guillaume Le Blanc, Vaincre nos peurs et Tendre la main / Mobilisons-nous pour les exclus (Flammarion, achevé d’imprimer en avril 2018), paru le 23 mai, qui se termine par une citation: « Chaque gouvernement a sa question. Nous répondons : l’humanité aussi a sa question ; et cette question la voici, elle est plous grande que l’Inde, l’Angleterre et la Russie : c’est le petit enfant dans le ventre de sa mère », ainsi commentée : « Accueillons-le ! tendons la main. C’est nous-mêmes que nous accueillerons ». Une note donne pour référence de la citation « Victor Hugo cité et repris par Jean-Luc Godard, Histoire(s) du cinéma “La monnaie de l’absolu. Une vague nouvelle”, Gallimard, 1998, p. 33-35 ». Citation extraite par Godard d’un texte de Hugo de 1876 « Pour la Serbie », repris dans Actes et Paroles, et dont on peut retrouver le contexte dans le volume « Politique » des Œuvres complètes de Hugo chez Robert Laffont, p. 951.

 

-Carine Fréard a attiré notre attention sur la présentation de Hugo et des Misérables par Christophe Hardy, parue le  26 avril dans la série Littérature / À la rencontre des romans français, collection « Les Bagages Culture de l’Éléphant », revue de culture générale, publiée par les éditions Scrineo.

 

-Publication, le 19 avril dernier, du troisième roman, De purs hommes  (coédition Philippe Rey en France et Jimsaan au Sénégal), d’un jeune écrivain sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (28 ans). « Ce livre, sourd d’un drame humain, lourd du poids culturel et religieux qui fait de l’homophobie la haine la mieux partagée, est aussi lumineux de l’espoir d’une prise de conscience de notre égale humanité. » Honoré de Balzac, Malick Fall, Léon Tolstoï, Ousmane Sembène ou Victor Hugo sont les références de Mohamed Mbougar Sarr, « et leur écriture réaliste, sinueuse et précise, irrigue la sienne » (source : Grégoire Rhuland https://chronik.fr/de-purs-hommes-leve-voile-lhomophobie-senegal.html ) .

 

-Le 11 avril est paru un livre de Stéphane Desvignes, Le Théâtre en liberté – Victor Hugo et la scène sous le Second Empire, Classiques Garnier, collection « Études sur le théâtre et les arts de la scène », n° 5, 2018, 820 pages. Broché – 59 €.

 

-Guy Trigalot a publié le 5 avril Les deux Victor / Hugo, Pavie : une amitié romantique et correspondance inédite, avant-propos de Philippe Moine, préface de Jean-Marc Hovasse, Presses universitaires de Rennes, 382 pages. On peut lire en ligne l’introduction : http://www.pur-editions.fr/couvertures/1522417106_doc.pdf

 

-Les premiers comptes rendus du livre de Marc Hillman La Folie des holorimes (Fayard), paru le 11 avril,  semblent attester que des citations de Hugo figurent parmi les 440 holorimes rassemblées par l’auteur.

 

-Marie-France Petit, auteure de Secrets d’un hussard musicien, déclare : « J’ai lu et relu les écrivains russes Tolstoï et Dostoïevski, Victor Hugo ou Lamartine » (source : Ouest-France, 15 avril).

 

-Les actes de l’excellent colloque sur Victor Hugo et le Droit qui s’est tenu le 2 décembre 2016 à l’Université Nice Sophia Antipolis, sont parus le 20 mars 2018 dans le n°2 de 2018 de la Revue Droit et Littérature (L.G.D.G.-Lextenso éditions). Voici les communications que l’on y trouvera : « Victor Hugo et les magistrats », par Marcel Foulon ;  « Victor Hugo et la peine de mort : une question de droit ? », par Jean-Luc Gautero ;  « Hugo juge du bagne », par Mansour Bouaziz ;  « Variations autour de l’équité à partir de l’oeuvre de Victor Hugo », par Denys Mas ; «  Les Travailleurs de la mer : baraterie, barathrum », par Odile Gannier ; «  Le droit mutilé dans L’Homme qui rit, par Sylvie Ballestra-Puech ;  « La force du mot », par Yves Strickler. Merci à Eric Bertin d’avoir attiré notre attention sur cette publication : https://www.lgdj.fr/revue-droit-litterature-n-2-2017-9782275056067.html.

 

- Dans le plus récent n° des Annales de la Faculté de droit et de science politique de Nice (achevé d’imprimer en mars), publié chez L’Harmattan sous la responsabilité d’Yves Strickler, en sa qualité de vice-doyen en charge de la recherche, signalons parmi les textes réunis par ses soins  deux contributions de Marcel Foulon, président honoraire de Chambre à la cour d’appel de Paris et auteur de Victor Hugo et les Magistrats, qui fait l’objet d’une recension dans le n° de 2017 de L’Écho Hugo : « Victor Hugo ministre ?! » (p. 35 à 50) – excellente mise au point sur la prétendue ambition ministérielle déçue de Hugo –  et « Le Bonnet vert » (p. 51 à 65), sur les significations de cette coiffe.

 

-Sortie en librairie, le 14 mars 2018, du Journal de travail, années de jeunesse, 1963-1968, de Patrice Chéreau, éditions Actes Sud-Papiers/Imec, 272 p., 25€. Le premier des huit spectacles sur lequel porte ce volume est L’Intervention, comédie de Victor Hugo, qu’il va mettre en scène avec le groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand dont fait partie son complice et ami Jean-Pierre Vincent. Le jeune Chéreau de 19 ans écrit le 10 juillet 1963: «L’Intervention n’est pas une pièce marxiste, pourtant c’est ainsi que nous l’envisageons. Pour une meilleure compréhension de Hugo en fin de compte. Hugo n’est pas marxiste. Il a même écrit des choses très bêtes là-dessus. Néanmoins, c’est par le marxisme qu’on peut donner un sel nouveau à cette pièce qui appelle une conception matérialiste et dialectique. Par sa situation historique et politique. » On se demande bien quelles « choses très bêtes » Hugo aurait écrites sur le marxisme et si ce n’est pas Chéreau qui écrit une sottise. Jean-Pierre Thibaudat qui rend compte de cette publication https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/280418/chereau-le-jeune-travaux-d-atelier signale que  Bernard Dort se souviendra de la représentation quelques années plus tard : « Ce qui s’imposait d’emblée, c’était un ton mordant frisant la caricature, un irrespect féroce, un sens aigu du grotesque et une vitalité théâtrale jamais à court de souffle. Derrière les gestes encore maladroits de certains comédiens, on sentait le regard et la poigne d’un véritable homme de théâtre » (Théâtre réel, Seuil, 1971). Le rédacteur de la présente lettre d’information a témoigné des qualités de cette création – c’était la première mise en scène de la pièce -, de la remarquable interprétation de Jean-Pierre Vincent et de Nicole Hotte mais  aussi du traitement caricatural du couple d’ouvriers, joué par Jocelyne Nai et Chéreau : « Celui-ci avait […] par une sorte d’étrange pudeur ou par une intention parodique héritée du mépris des générations précédentes à l’égard de Hugo, gommé ou ridiculisé, selon le point de vue, le côté sentimental des rapports entre Gombert [l’ouvrier] et sa femme » (Pleins feux sur Victor Hugo, Comédie-Françase, 1981, p. 301-302). En 1966, Chéreau écrit : « On a commencé par un petit mélodrame de Victor Hugo et on s’est rendu compte qu’on s’était trompé. » S’il a pris la comédie pour un mélodrame, il s’est en effet bien trompé !

-« Corbière, Hugo et les poètes du Parnasse », article de Yann Mortelette dans la Revue d’histoire littéraire de la France publiée par Garnier, 2018, n°1 (14 février), p. 73 à 84.

 

- Hugo est présent par «La méridienne du lion» dans Le Zoo poétique de Bruno Gibert, Seuil Jeunesse, paru le 8 février.

-Victor Hugo et son séjour italien (Avellino, 1808), par Orsola Tarantino Fraternali, Editons Mephite, 94 pages, achevé d’imprimer janvier 2018. Prix : 16 euros.

 

-Carine Fréard a attiré notre attention sur un livre de petit format, Victor Hugo en un clin d’œil !, par Jean-Joseph Julaud, 160 pages, First Editions, dépôt légal janvier 2018. La 1e des trois parties  – « Qui est Victor Hugo ? – est entachée de tant de dérapages hors des faits établis que les mérites de la 2e – « Pourquoi lire Victor Hugo ? » – ne suffisent pas à les excuser ; celle-ci n’est d’ailleurs pas exempte de bourdes, telle la présentation de Torquemada, daté avec exactitude de 1882, année de sa parution, comme « publié sept ans après la mort de Victor Hugo », ce qui ferait remonter son décès à 1875 !

 

-Parution d’un album Poèmes de Victor Hugo en BD, par Christophe Renault, Efix, Daniel Pecqueur, Alfred, Obion, 112 pages. Editeur Petit à Petit, coll. Littérature en BD, nouvelle édition. 16 euros 90.

 

-Parution d’un livre de Jacques Ibanès, intitulé Victor Hugo n’a pas vu la Sainte-Victoire, Fauves Editions. L’auteur fait suivre au lecteur les pérégrinations de Hugo et de Juliette Drouet mais aussi de beaucoup d’autres voyageurs.

 

- Un roman de Patrick Grainville, Falaise des fous (Seuil, 658 p., 22 €), le 4 janvier 2018. « Au terme de sa vie, un homme raconte son siècle dans un long récit rétrospectif qui court de la naissance de l’impressionnisme aux rivages des années 1930. […} Étretat fut son observatoire. […] Une multitude de personnages de ces années fastueuses traversent ce roman. On y croise […] des écrivains : Zola, Victor Hugo, le jeune Marcel Proust dans les salons (« Ce dandy était un titan »), Barrès et ses errements, Léon Daudet en sa bassesse » (Source : Jean-Claude Raspiengeas sur le site de La Croix , le 4 janvier 2018).

 

-Publication du n° 45 de la revue Genesis, revue internationale de critique génétique,

consacré à Victor Hugo, textes réunis et présentés par Jean-Marc Hovasse  (Editions PUPS,

33€) avec des contributions de Jean-Marc Hovasse (« Les copeaux de Victor Hugo ») et de

Pierre-Marc de Biasi (« “Je donne tous mes manuscrits…” ou Les deux corps de l’écrivain ») 

sur les « Enjeux », des études de Chantal Brière (« Les manuscrits des drames : écrire et dessiner

pour la scène ») ;  Pierre Laforgue («“Océan” : texte, poésie, poème, février 1854), Guy Rosa

(« Deux carnets  et une orthographe : genèse, publication et lecture de William Shakespeare »),

Delphine Gleizes (« En marchant, en dessinant. L’inscription du corps en mouvement dans la

pratique graphique de Victor Hugo », Jean-Claude Fizaine (« Pour une étude génétique du Livre des

tables : les révélations  du manuscrit Durrieu »), Florence Naugrette («“La page sortie de mon

encrier” : les révélations de  Juliette Drouet sur la genèse de l’œuvre de Hugo »), Alexandrine Achille

(« la photographie à l’œuvre. Autour du fonds photographique de la Maison de Victor Hugo »),

un entretien de  Jacques Neefs avec Guy Rosa (« Hugo de l’écrit au livre (suite) », un carnet inédit de

Hugo du 16  au 27 février 1874, présenté par Yannick Balant.

 

-Eric Bertin attire notre attention sur le fait que le livre de David Bellos, The Novel of the century /

The Extraordinary Adventure of Les Misérables, dont la publication, le 21 mars, a été annoncée dans

notre lettre n° 652 du 29 mars 2017, a été proclamé le 3 novembre 2017 gagnant du prix littéraire de

la Bibliothèque américaine à Paris.

-Publication d’un article de Chris Bongie, intitulé « Victor Hugo and the Melancholy Novel: Reading the Haitian Revolution in Bug-Jargal», dans French Studies, le 16 décembre 2017. Il y serait question des emprunts dans des passages clés de ce roman de jeunesse à une source jusqu’à présent non identifiée : Campagnes des Français à Saint-Domingue (1805) de Philippe-Albert de Lattre.

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/livres-et-articles-concernant-hugo/

 

Actualités cinématographique et télévisuelle

 

*France Télévisions annonce pour la rentrée, parallèlement aux 4 épisodes de Victor Hugo, ennemi d’État, qui seront diffusés par France 2, un documentaire intitulé Victor Hugo et les barricades, que diffusera France 5.

 

*Le prochain film de l’humoriste Kheiron, Mauvaises Herbes, réunira Catherine Deneuve et André Dussollier. Une histoire fondée sur la sienne, qui suit le parcours de jeunes des cités, encadrés par un éducateur. Pour ce nouveau long métrage, Kheiron s’est inspiré de la célèbre phrase de Victor Hugo : « Il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs » [Les Misérables, 1°, livre 5e, III] (source : France Info).

 

*L’émission du 28 juin de la série Secrets d’histoire, diffusée par France 2, était consacrée à Lucrèce Borgia. L’apport de Victor Hugo au mythe aurait pu faire l’objet d’un développement intéressant mais les quelques minutes  -sur 2h d’émission- où il a été abordé se sont révélées bien insuffisantes. La pièce de Hugo a été qualifiée, certes, de « chef-d’œuvre », ce qui est positif car cela ne se dit pas si fréquemment, mais présentée  –deux fois ! – comme un « mélodrame », genre auquel ne l’ont rattachée que les critiques hostiles à l’auteur qui, lui, la désignait comme « drame ». De Florence Naugrette, spécialiste du théâtre de Hugo, n’ont été retenus que quelques  mots. Denis Podalydès a défendu fort mal le choix saugrenu de faire jouer la belle Lucrèce par Guillaume Galienne. Et rien n’a été dit de l’écart majeur que Hugo a pris par rapport à la « légende noire » en centrant le drame sur le sentiment maternel qui anime sa Lucrèce, au point que le prétendu monstre intéresse et fasse pleurer  et qu’ainsi « cette créature qui faisait peur fera pitié ».

 

*Netflix annonce un nouveau projet : l’acteur anglais Idris Elba compte réaliser une adaptation contemporaine de Notre-Dame de Paris. Le comédien sera à la fois derrière et devant la caméra, dans le rôle du bossu Quasimodo qui hante la cathédrale parisienne et tombe amoureux d’Esmeralda. Selon le magazine spécialisé The Hollywood Reporter, Idris Elba signera également la bande originale de cette comédie musicale intitulée Le Bossu de Notre-Dame, produite par l’acteur lui-même, mais aussi par Fred Berger, l’un des producteurs de La La Land. Le scénario, écrit par Michael Mitnick (Vinyl de Martin Scorsese) reste pour l’instant un mystère.

*Jean-Maxime Renault (Allo Ciné) évoquait ce 6 mars sur Twitter un projet de nouvelle version des Misérables de Victor Hugo par Marc Herpoux, auteur à l’univers bien identifiable que l’on a vu travailler sur des séries comme Les Oubliées ou Au delà des murs. Alexandre Letren l’a contacté pour en savoir plus : « Si j’ai accepté ce projet, c’est parce qu’il me correspond, comme vous le dites très bien. Le challenge est énorme : adapter Les Misérables DE NOS JOURS!!! (ce qui nous sort du « simple remake », que j’aurais refusé — après l’adaptation de Robert Hossein — somptueuse — j’ai du mal à voir ce qu’on peut amener de mieux) ; faire 3 saisons de 8 épisodes (ce qui nous éloigne de la mini-série centrée sur Jean Valjean — comme Robert Hossein, ou encore José Dayan, et bientôt la série anglaise avec Dominic West).  Nous ne sommes donc pas dans le “ remake classique ”, ni dans une “ simple adaptation ” mais dans une totale relecture de l’oeuvre d’Hugo qui oblige à se demander : Qu’est-ce que la misère aujourd’hui ? Où est-elle ? Qui est Jean Valjean de nos jours ? Qui est Fantine aujourd’hui ? Qui sont les Thénardier ? A quoi ressemblent-ils ? Eviter la caricature et la facilité. Prendre le temps aussi (3 saisons) de traiter tous les personnages qui existent dans le roman… et qu’on ne voit presque jamais dans les adaptations classiques de 3, 4 ou même 6 heures. » Conclusion d’Alexandre Letren : « Projet éminemment politique donc. Ne reste plus qu’à savoir quelle chaîne saura prendre le risque de mettre à l’antenne un tel projet ». Source : https://vl-media.fr/marc-herpoux-temoins-travaillent-serie-miserables-non-remake-relecture-totale-de-loeuvre/ Il s’agit de l’un des projets « en développement » qui sera présenté au festival Canneseries du 4 au 11 avril. Le scénariste s’est associé avec Sheila O’Connor  et avec Jean-Xavier de Lestrade à la réalisation. Les 3 saisons se composeront de 8 épisodes chacune. Les aventures de Jean Valjean se dérouleront en 1999 jusque dans les années 2020 et seront inspirées de son parcours original, de sa condamnation au bagne à Toulon à sa fuite dans les égouts de Paris. En tant que M. Madeleine, il est propriétaire de plusieurs hôtels à Paris. Fantine en vient à travailler dans l’un de ces hôtels ; renvoyée, elle se prostitue et contracte le sida…

* Le site de Télé 7 jours a annoncé le 9 juin 2017 : « Hugo, Prévert et Jésus arrivent sur France 2 » ( !). Deux épisodes de 52’ consacrés à Hugo au moment du coup d’État de

 1851 auraient été commandés à un réalisateur de fiction, dont on ne connaissait pas encore le nom: http://www.programme-television.org/news-tv/Hugo-Prevert-et-Jesus-arrivent-sur-France-2-4329448

 

Puis il fut question de trois épisodes selon un synopsis qui nous a été communiqué et sur lequel nous avons émis quelques remarques critiques. On nous a promis de les communiquer aux responsables mais les propos de la directrice des documentaires de France 2, rapportés en juin dernier par Télérama et signalés à nous par Carine Fréard, étaient révélateurs de l’état défectueux du projet à cette date : «un Hugo sans barbe, qui passe, de 1848 à 1851, du père de la nation [sic : était-ce un malentendu pour pair de France ?] à l’ennemi d’Etat, et qui ne sait que faire de ses trois maîtresses [sic]. L’idée étant de revisiter le roman national, de faire venir les téléspectateurs sur du connu pour leur faire découvrir des aspects du grand homme qu’ils ne connaissent pas. »

 

Aux dernières nouvelles, on est passé de trois à quatre épisodes. Co-production Quad Télévision (Iris Bucher, à l’origine du projet) et Point du jour (Luc Martin-Gousset), scénario et dialogues Sophie Hiet et Jean-Marc Moutout, réalisateur. Tournage en Dordogne (à Périgueux, dans les vieilles rues du quartier du Plantier, à l’Hôtel Brou de Laurière, au château de Hautefort, à Sarlat) à partir du 12 mars, avec Yannick Choirat dans le rôle de Hugo et Isabelle Carré en Juliette Drouet. Diffusion en deux soirées de novembre 2018 au cours d’une semaine Hugo.

Une dépêche de l’A.F.P., soigneusement reproduite par quantité de journaux – entre autres,  La Dépêche, Le Télégramme de Brest, La Presse de Montréal, Le Soleil, Loop News Haïti, BX1 de Bruxelles -, annonce que Hugo sera une « star » en 2018, avec la nouvelle adaptation anglaise des Misérables et ce « biopic » : « Ce portrait (4 X 52 minutes), en cours de tournage et présenté au festival de télévision Mipformats à Cannes, aborde également les amours tumultueuses d’un homme qui, jusqu’à sa mort, nota ses conquêtes dans un petit carnet crypté. » Faut-il déplorer ce nouveau dérapage ou en rire ? On a manifestement confondu Hugo avec Don Giovanni, à cette différence près que c’est son valet Leporello qui tenait le registre.

Le site du Figaro annonçait ce 22 mai que « le tournage de Victor Hugo : ennemi d’État, le prochain thriller historique de France 2 » venait de s’achever. «Je suis fan depuis toujours de Victor Hugo-monument littéraire, mais aussi de Victor Hugo-homme à femmes, et de Victor Hugo-homme politique engagé. J’ai senti il y a deux ans à quel point le thriller politique, sociétal et intime que je voulais raconter résonnait avec ce qu’il se passe actuellement», confie Iris Bucher, créatrice et coproductrice de Victor Hugo: ennemi d’État. Le tournage de la fiction en quatre parties s’est achevé jeudi 17 mai, sous la direction de Jean-Marc Moutout, avec notamment Yannick Choirat et Isabelle Carré dans les rôles de l’écrivain et de sa maîtresse Juliette Drouet, sur une scène spectaculaire réalisée dans la Cour carrée du Louvre. L’œuvre devrait être présentée en septembre au Festival de la fiction TV de La Rochelle.

*Andrea Beaghton, notre vice-présidente, avait attiré notre attention sur l’intérêt manifesté par Andrew Davies pour Les Misérables. Après Guerre et Paix sur BBC One, le scénariste Andrew Davies annonçait son intention de porter à l’écran Les Misérables de Victor Hugo – dans une version non musicale, ayant d’ailleurs déclaré détester particulièrement le film de Tom Hooper à cause du chant qu’il a trouvé épouvantable. Davies, qui a également adapté avec talent pour la télévision des romans de Jane Austen,

Pride and Prejudice (Orgueil et Préjugés, 1995), Emma (1996), Sense and Sensibility

(Raison et Sentiments, 2008), disait, selon The Telegraph, du roman de Hugo :It’s another big epic story and I’m thinking people will be surprised that there is so much more to it than they maybe realize. It’s an immensely powerful story about appalling levels of poverty and deprivation and how people transcend it, it’s about redemption and revenge and the extraordinary relationship between Jean Valjean and a little girl he brings up. The pursuit of Javert, the indomitable detective who lets it get personal is classic film noir.” [C’est un autre grand récit épique et je pense que les gens seront surpris qu’il s’y trouve tellement plus de choses que peut-être ils n’en ont conscience. C’est une histoire immensément puissante à propos d’épouvantables niveaux de pauvreté et de privation et de la manière dont des gens les surmontent, cela traite de rachat et de revanche et il y a l’extraordinaire relation entre Jean Valjean et une petite fille qu’il élève. La poursuite de Javert, l’indomptable détective qui en fait une affaire personnelle, c’est du pur film noir]. En attendant, le scénariste travaillait à l’adaptation en trois épisodes pour ITV de The House of Stairs, le roman de Ruth Rendell, écrit sous le pseudonyme Barbara Vine et publié en France sous le nom La Maison aux escaliers. [Sources : site Critictoo et The Telegraph].

 

Andrea Beaghton nous a signalé que le projet se précisait d’une adaptation en six épisodes, dans le cadre de celles que propose la BBC le dimanche soir. Source : http://www.telegraph.co.uk/news/2016/05/27/bbc-to-announce-new-sunday-night-adaptation-of-les-misrables/

 

Les Misérables sera, précise le site de La Dépêche, une co-production de BBC Studios et Lookout Point pour BBC One. Pour le public qui n’a pas lu le livre d’Hugo ou pour tous ceux qui ne connaissent Les Misérables qu’à travers la comédie musicale, la série promet de couvrir une plus grande partie de la trame originelle. « Je suis ravi d’avoir l’opportunité de rendre véritablement justice à Victor Hugo en adaptant son chef-d’oeuvre dans une version de 6 heures pour la BBC », a déclaré Andrew Davies.

Cette série sera composée de six épisodes d’une heure, écrits par Andrew Davies, qui a notamment travaillé sur House of Cards et se trouve derrière les scénarios des deux premiers films Bridget Jones (adaptés des romans de Helen Fielding). Il est également producteur exécutif sur le projet, aux côtés de Bethan Jones, Faith Penhale et Simon Vaughan. Le tournage de cette version anglaise doit commencer en 2018, et prendra place en majorité en terres belges. Un bref passage est prévu en France. La firme Weinstein était impliquée sur ce projet – Weinstein TV devait être le distributeur aux États-Unis et en Chine – mais elle a été mise sur la touche après l’affaire Harvey Weinstein, comme l’avait rapporté Deadline

La BBC a dévoilé, ce mardi 9 janvier 2018, la distribution complète de la nouvelle adaptation en six parties des Misérables par Andrew Davies, scénariste du Guerre et Paix de la BBC diffusé par France 2 les 25 décembre et 1er janvier derniers. Dominic West (The Affair) incarnera Jean Valjean. Javert, son ennemi juré, sera interprété par David Oyelowo (Selma). Lily Collins (Blanche-Neige) interprétera Fantine. Olivia Colman, qui sera la reine Elizabeth II dans la prochaine saison de la série The Crown, et Adeel Akhtar, connu pour son rôle dans Pan, joueront le couple Thénardier. Enfin, Josh O’Connor (Bridgend), Ellie Bamber (Nocturnal Animals) et Erin Kellyman (Raised by Wolves) incarneront respectivement Marius, Cosette et Éponine. Le tournage des Misérables débutera en février en Belgique et en France. [Source : site de La Dépêche, le 10 janvier].

 « Les souterrains de la Citadelle de Namur représenteront les égouts de Paris. Et quelques scènes de vie nocturne seront tournées dans le vieux Namur, des petites rues étroites avec des maisons historiques que les habitués reconnaîtront à l’écran », annonce Maxime Deschamps. « Je ne peux pas vous dire quand, mais les équipes seront présentes pendant une grosse semaine courant mars. Ça va être quelque chose, une série en costumes avec un énorme budget, on n’aura jamais vu quelque chose d’aussi ambitieux se tourner à Namur », promet-il. On apprend dans cet article le nom du futur interprète de Gavroche : Reece Yates.

Le tournage de l’épisode de la barricade s’est déroulé jusqu’au 21 avril à Sedan : un impressionnant amoncellement de tables, tonneaux, planches et chaises barre la rue de l’Horloge à hauteur de la place Cappel. Une douzaine de techniciens ont été mobilisés pour construire cette barricade « en bois véritable » qui va atteindre 2,50 mètres de haut et 5 mètres de long (source : http://www.lunion.fr/82334/article/2018-03-25/une-barricade-au-beau-milieu-du-centre-ancien-de-sedan ). La série télévisée sera diffusée sur la BBC en 2019, six épisodes de 60 minutes que la chaîne de télévision anglaise entend bien vendre ensuite dans le monde entier… France comprise. « Nous avons visité 20, 30 villes en France et en Belgique. Quand nous sommes arrivés à Sedan, ça a été immédiat. Tout, ici, est un cadeau pour la production », s’enthousiasme Chris Carey, producteur principal des  Misérables. Pendant la première semaine, « nous avons tourné la nuit, avec des canons, avec une centaine de personnes dans la rue à 5h du matin, et les habitants ont été charmants », commente-t-il. Les équipes municipales se sont aussi mobilisées pour ces 15 jours de tournage dans une vieille ville métamorphosée. Un second déplacement à Sedan, plus bref, est prévu en juillet. Au pied de l’un des plus grands châteaux-forts d’Europe –le futur bagne de Toulon dans la série-, « l’étroitesse des rues a permis de monter les barricades », précise le maire de la ville, Didier Herbillon. La série, qui est réalisée par Tom Shankland (« House of Cards », « The Missing »), est une co-production anglo-belge (Lookout Point, BBC Studios, Masterpiece et CZAR TV). Elle mobilise une centaine d’acteurs, quasiment tous britanniques, ainsi qu’un millier de figurants, essentiellement belges.

*Bradley Stephens nous a appris que l’adaptation de Notre-Dame de Paris par Tim Burton avec Josh Brolin n’est plus à l’ordre du jour, remplacée par une autre avec Max

 Ryan (Dante dans La Ligue des gentlemen extraordinaires, 2003) comme scénariste (avec le concours de Julio Ponce Palmieri) et interprète de Quasimodo, que tournerait Chuck Russell (prix Hugo en 1995 pour The Mask, mais le nom de la récompense rend hommage à Hugo Gernsback, fondateur d’un des premiers magazines de science-fiction américains Amazing Stories.). Steven Berkoff (Savonarole dans Les Borgias, série TV de Neil Jordan, 2011) ferait partie de la distribution (en Frollo ?) ainsi que Ralf Moeller et Jack Ryan. Voir http://www.empireonline.com/news/story.asp?NID=45721.

 

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/films-cd-et-dvd/

 

Actualités discographique, radiophonique, vidéographique et électronique

 

*On peut revoir pendant 30 jours une brève séquence de 2 minutes sur le buste de Hugo par Rodin, L’Illustre Maître, diffusée initialement le 12 juillet à 20h 44 : https://www.france.tv/france-2/d-art-d-art/552399-buste-de-victor-hugo-dit-l-illustre-maitre-d-auguste-rodin.html

 

*Une émission de France Musique sur Proust et Reynaldo Hahn donne l’occasion d’écouter dans l’interprétation de Susan Graham Si mes vers avaient des ailes, célèbre mise en musique par le compositeur d’un poème des Contemplations (livre 2e, II) : https://www.francemusique.fr/musique-classique/comment-marcel-proust-devint-le-plus-grand-ami-de-reynaldo-hahn-63752

 

*Rediffusion, ce 6 juillet, dans le cadre des Nuits de France Culture par Philippe Garbit, d’une émission d’André Gillois, réalisée par Jacques Guinchard, avec des interventions de Madame Simone, de Jean-Pierre Morphé et de Jean Oberlé,  diffusée initialement le 1er décembre 1955, de la série Soyez témoins sur l’enterrement de Victor Hugo : https://www.franceculture.fr/emissions/les-nuits-de-france-culture/soyez-temoins-lenterrement-de-victor-hugo-1ere-diffusion-01121955-chaine-parisienne 

 

*Jean-Marc Hovasse était, le 5 juillet, un des invités de l’émission radiophonique d’Isabelle Quenin sur Europe I, La Vie devant soi : on peut l’entendre répondre à des questions sur Hugo et Juliette Drouet à 13’ environ du début et jusqu’à 20’, avec interventions d’un autre invité, Serge Tisseron, psychiatre

 (http://www.europe1.fr/emissions/la-vie-devant-soi/la-vie-devant-soi-telephone-on-ne-sappelle-plus-on-secrit-05072018-3702416 ).

 

*Pierre-François Kettler a attiré notre attention sur une nouvelle mise en musique de « Demain, dès l’aube » par Samir Barris qui nous informe qu’elle figure avec d’autres (de Verlaine, Baudelaire, Mallarmé, et… Hugo), sur un disque nommé Fin d’été qui est sorti le 30 mars (label Team 4 Action). On peut écouter « Demain dès l’aube » https://www.youtube.com/watch?v=oW-pCTzIScM et « Sous les arbres profonds » (« Elle était déchaussée, elle était décoiffée… », Les Contemplations, 1°, XXI) : https://www.youtube.com/watch?v=1ZqJ9xRUzc0

 

*En complément à la lecture du bel article de Pierre Mills dans L’Écho Hugo de 2017 – « Victor Hugo et la Science », on peut écouter, dans L’Idée culture par Mélanie Chalandon, ce que disait, samedi 23 juin à 8h 48, du chapitre des Misérables où Victor Hugo décrit ce « jardin merveilleux et livré à lui-même » de la maison achetée par Jean Valjean, le physicien Etienne Guyon, physicien à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI) et co-auteur du livre Du merveilleux caché dans le quotidien (chez Flammarion), où il évoque les mécanismes qui régissent la forme et la fonction des objets qui nous entourent. Pour lui, Victor Hugo avait compris « l’enchaînement de toutes les échelles les unes aux autres et leur dépendance mutuelle » : https://www.franceculture.fr/emissions/lidee-culture/etienne-guyon-a-propos-des-miserables-de-victor-hugo-une-oeuvre-monumentale

 

*Toutes les semaines, L’Œil de la Photographie fait découvrir des vidéos sur la photographie et emmène tous les mardis dans les archives de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). La semaine dernière, les obsèques nationales de Hugo, le 1er juin 1885. Eugène Danguy, photographe d’avant-garde, notamment par l’usage de ses chromatropes et diaphanoramas, immortalisa la déambulation de la foule et les hommages rendus à l’écrivain. Cette vidéo de l’INA est tirée d’une archive d’Antenne 2 du 08 août 1985 : https://loeildelaphotographie.com/fr/video-les-obseques-de-victor-hugo-en-photographie/

 

*Sous le titre « Les Cinq Histoires de familles les plus tordues de l’Opéra », publication, le 15 mai, sur le site de France Musique, d’un article qui comporte deux erreurs flagrantes sur Lucrèce Borgia de Hugo : à propos de l’héroïne – « la belle est aussi incestueuse et tombe sous le charme de son propre fils » – et du dénouement : « L’affaire finit mal, puisque Lucrèce empoisonne par mégarde son bel héritier et se suicide à ses pieds » ; et une autre à propos des suites judiciaires de la création de l’opéra de Donizetti : « Il faut croire que cet amour incestueux doublé d’un infanticide plut beaucoup au compositeur […] Il s’empressa de mettre Lucrèce Borgia en musique, seulement quelques mois après la création de la pièce éponyme à Paris. Un enthousiasme qui lui valut un fâcheux procès avec Victor Hugo ».  Rappelons une fois de plus que la Lucrèce de Hugo n’est animée à l’égard de son fils que par un amour maternel sans équivoque, qu’elle lui révèle in extremis, après qu’il l’a poignardée mortellement, et  que Hugo intenta un procès non au musicien mais à celui qui se présenta sur la partition de l’opéra publiée avec accompagnement de piano comme auteur des « paroles imitées de l’italien et arrangées pour la scène française », sans mention de la source du livret, contre l’éditeur de cette réduction et contre le directeur du théâtre de Metz qui avait représenté l’ouvrage « malgré les défenses » de Hugo (mise au point complète dans ma contribution « Fortunes et Infortunes de Hugo à l’Opéra » à Fortunes de Victor Hugo, Maisonneuve et Larosse, 2005)

 

*Possibilité de revoir en ligne ou de télécharger gratuitement l’émission « Victor Hugo, la face cachée d’un génie » de la série Secrets d’Histoire, présentée par Stéphane Bern : https://dailygeekshow.com/victor-hugo-documentaire/

 

*Carine Fréard nous signale que l’I.N.A. propose sept enregistrements radiophoniques de pièces de Hugo, tantôt adaptées tantôt jouées – Cromwell (en 1952), Hernani (en 1953), Le Roi s’amuse (en 1949), Lucrèce Borgia (en 1948), Marie Tudor (en 1955), Ruy Blas (en 1954), Mille francs de récompense (en 1952) – : http://www.ina.fr/PackVOD/PACK458081868

Voir aussi http://victor-hugo.org/fr/films-cd-et-dvd/

 

Avantages proposés aux adhérents de la Société des Amis de Victor Hugo :

 

*Partenariat avec la Maison des Arts à Créteil (Val-de-Marne) : le tarif de 11 euros (au lieu de 22, tarif normal), accordé en 2017-2018, est maintenu pour tous les spectacles de la saison 2018-2019 (programme, voir http://www.maccreteil.com/fr) sauf le premier  dont le tarif partenaire a été fixé à 20 euros (au lieu de 30, tarif normal). Retour gratuit en navette assuré jusqu’à la place de la Bastille et Châtelet, dans la limite des places disponibles.

Nous avons pris des options pour 5 pièces programmées :

-Les Fourberies de Scapin de Molière, par la troupe de la Comédie-Française, mise en scène Denis Podalydès, scénographie Eric Ruf, costumes Christian Lacroix, le jeudi 4 octobre à 20h ; tarif 20 euros;

-Rhinocéros d’Eugène Ionesco, mise en scène Emmanuel Demarcy-Mota, collaboration artistique François Regnault, avec, entre autres acteurs, Serge Maggiani (Béranger), Hugues Quester (Jean), Valérie Dashwood (Daisy), Philippe Demarle (Dudard), jeudi 22 novembre à 20h ; tarif 11 euros.

-J’ai rencontré Dieu sur Facebook, texte et mise en scène d’Ahmed Madani, une pièce pour 3 interprètes, mercredi 12 décembre à 20h ; tarif 11 euros ;

-La Duchesse d’Amalfi de John Webster, nouvelle traduction, adaptation et dramaturgie Clément Camar-Mercier, par le Collectif Eudaimonia, mise en scène et création sonore Guillaume Séverac-Schmitz, une pièce pour 7 interprètes, vendredi 22 février à 20h ; tarif 11 euros ;

-Peer Gynt d’Henrik Ibsen, traduction François Regnault, mise en scène et adaptation David Bobée, dramaturgie Catherine Dewitt, avec, entre autres acteurs, Clémence Ardoin, Jérôme Bidaux, Pierre Cartonnet, Catherine Dewitt, mercredi 17 avril à 20h ; tarif 11 euros.

Veuillez nous faire savoir dès que possible si vous souhaitez réserver et combien de places pour une ou plusieurs de ces représentations ; après confirmation par nos soins des réservations, les places devant être réglées au plus tard un mois avant chaque spectacle, il faudra que soient parvenus à l’adresse de notre association (7 place Salvador Allende, 94000 Créteil) vos chèques, à l’ordre de la Maison des Arts de Créteil, le 1er septembre pour Les Fourberies de Scapin, le 20 octobre pour Rhinocéros, le 10 novembre pour J’ai rencontré Dieu…, le 21 janvier pour La Duchesse d’Amalfi, le 13 mars pour Peer Gynt.

 

Pour mémoire

 

*Des nouvelles de la restauration en cours de Hauteville House à Guernesey : https://www.parismatch.com/Culture/Livres/Hauteville-House-a-Guernesey-le-manuscrit-a-trois-etages-de-Victor-Hugo-1567443

*Un premier souvenir de lecture ? a demandé Raphaëlle Leyris à Barbara Cassin, présidente du Collège international de philosophie : « Viens, j’ai des fruits d’or, j’ai des roses, / j’en remplirai tes petits bras, / je te dirai de douces choses / et peut-être tu souriras » : ma mère m’apprenant à lire dans un livre de poèmes qui commençait par cette phrase de Victor Hugo (issue de « Dieu est toujours là », dans Les Voix intérieures, 1837). [Source : Le Monde, 2 août).

*La comédienne, metteuse en scène, directrice de théâtre Arlette Téphany (née en 1935 à Marseille) est décédée, mardi 31 juillet 2018, « des suites d’une longue maladie à Paris », a fait savoir son attachée de presse dans un communiqué. Arlette Téphany a fondé avec Guy Rétoré le T.E.P. (Théâtre de l’Est Parisien) en 1963, créé, en 1974, avec Pierre Meyrand, une compagnie indépendante, Théâtre en Liberté, qui a produit près de trente spectacles en 10 ans. Arlette Téphany a mis en scène notamment Mille francs de récompense de Victor Hugo, avec Pierre Meyrand dans le rôle de Glapieu.

*La 2e  édition du Châlette [F]estival (17 juillet – 11 août) est l’occasion de représenter tous les arts. La littérature était à l’honneur, samedi 28 juillet, à partir de 19 heures autour du lac de Châlette. La troupe « Des jardins et des hommes » lisait des textes de Victor Hugo, Charles Baudelaire, George Sand, Claude Nougaro et bien d’autres, tous en rapport avec la biodiversité. Pour l’occasion, c’est Jean-Claude Drouot, acteur, Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux, et Madyan Matar, jeune réfugié syrien, qui lisaient ces textes, ponctués par des instants musicaux (piano, oud, violon). 

*Tiferdoud, le plus haut village de la Grande-Kabylie, de la commune Abi Youcef, de la daira de Ain El Hemam, a vécu une semaine durant, du 19 au 26 juillet, en mode fête à l’occasion de la tenue de la quinzième édition du festival Raconte arts. Zamixoustra – c’est son nom d’artiste – est venue  de Paris à ses frais pour présenter un spectacle théâtral, une adaptation de « La Conscience » de Victor Hugo, poème de La Légende des siècles. La comédienne a déjà donné ce spectacle en France et elle se dit ravie de le présenter à Tiferdoud. [Source : El Moudjahid]

 

*L’actrice Cécile Cassel, 36 ans, chante sous le nom d’HollySiz. Elle a confié la liste de ses envies, parmi lesquelles celle-ci : « Je souhaiterais me plonger dans l’oeuvre de Proust et redécouvrir certains livres de Victor Hugo que j’ai lus trop jeune et à côté desquels je suis passée. J’aimerais avoir le temps de lire vraiment, de combler mes lacunes en littérature. » (Source : Ségolène Barbé dans Le Parisien, 27 juillet).

 

*Dans une « master classe » donnée par Geneviève Brisac à la Bibliothèque nationale de France et diffusée par France Culture le 25 juillet, on apprend que « grande lectrice, elle se souvient de Montaigne, Baudelaire, Proust, Racine », et que « son imagination débordante lui donne même envie d’écrire la suite de la Légende des Siècles de Victor Hugo…

 

*Un oubli dans l’annonce des spectacles en rapport avec Hugo au festival off d’Avignon : Ruy Blas…enfin presque, écrit et interprété par Antoine Seguin, mise en scène Elrik Thomas (durée : 1h 15) était repris du 6 au 28 juillet sauf le 17, à 10h à l’Essaion-Avignon, 33 rue de la Carreterie.

 

*Marie-Louise Demangeat qui assiste Dalton Baldwin pour les classes de maître d’interprétation chant et piano qu’il donne à l’Académie internationale d’été de Nice du 22 au 29 juillet nous a informés des mélodies sur des poèmes de Hugo étudiées par une des stagiaires, Akane Maki : trois de Fauré, Mai (« Puisque mai tout en fleurs », Les Chants du crépuscule, XXXI), opus 1 n°2, Dans les ruines d’une abbaye (Les Chansons des rues et des bois, livre 1er, VI, 15), opus 2 n°1, Rêve d’amour (« S’il est un charmant gazon », Les Chants du crépuscule, XXII),  opus 5 n°2.

 

*L’opération « Voyager c’est lire, et lire c’est voyager » [quasi-citation de Hugo qui a écrit « Lire, c’est voyager ; voyager, c’est lire » (Choses vues, p. 856 du volume Histoire des Œuvres complètes en « Bouquins » / Robert  Laffont)] vient d’être lancée ce week-end des 21 et 22 juillet par Vinci Autoroutes, sur l’aire de Montélimar. Elle aura lieu tout l’été sur 25 aires d’autoroutes dans tout le pays et elle consiste à distribuer des livres gratuitement aux voyageurs. En tout 30.000 livres seront distribués, une vingtaine d’ouvrages différents sélectionnés par Olivier Rolin, prix Fémina. « C’est assez inhabituel de trouver des livres sur une aire d’autoroute, concède l’auteur. Je trouve ça bien, pour ceux qui ont oublié d’en emporter ». « Il y a des classiques comme Victor Hugo, Nathalie Sarraute, ou bien des livres jeunesse et pour les enfants, et bien sûr il y a trois ouvrages d’Olivier Rolin lui-même », explique François-Brice Hincker, directeur de la communication chez Vinci Autoroutes. (Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/des-livres-distribues-sur-les-aires-d-autoroutes-1532185016 )

*Chaque jour, Fernando Calle commente en direct l’arrivée du Tour pour la radio colombienne Caracol, qui veut dire escargot en espagnol. « Quand je décris une étape, je parle beaucoup de Victor Hugo et de Gabriel García Márquez. J’essaye de faire un mélange entre le vélo et les jolis mots pour faire entrer le public dans un autre monde. » (Source : Le Télégramme de Brest, 22 juillet).

*Le musée Victor Hugo à Rives-en-Seine proposait, samedi 21 juillet 2018 à 21h, Les Voyages de Monsieur GO : des extraits de carnets de voyage et cartes postales de Victor Hugo, mis en musique et en chansons par Adeline Jondot et Pascal Lamige de Zazou Productions. Et c’était gratuit.

*Rigoletto a été très à l’honneur dans Le Concert des étoiles en hommage à Verdi filmé au Théâtre des Champs-Elysées en 2017, et diffusé par France 3 le 18 juillet à partir de 20h 55. On a pu entendre, accompagnés par l’orchestre de chambre de Paris sous la direction d’Yvan Cassar, Enea Scala chantant « La donna è mobile », Ambrogio Maestri et Jessica Pratt le duo « Si, vendetta, tremenda vendetta », Luca Salsi interprétant « Cortigiani », Michael Spyres « Questa o quella », puis « Parmi veder le lagrime », Jessica Pratt « Caro nome ».

 

*Le Courrier cauchois dans son n° du 13 juillet attire l’attention, au cœur de la falaise de Veules-les-Roses, sur un lieu « encore parfois méconnu des touristes : la grotte Victor Hugo. Lors de ses divers passages dans la station balnéaire, le célèbre écrivain aurait fait de cette grotte son lieu de prédilection ».

*Calibreizh (fédération des cafés et librairies de Bretagne), dans Bretagne j’écris ton nom, proposait, lors d’une de ses escales littéraires, le 12 juillet, à la librairie l’Écume, Lettres d’amour et d’ailleurs. Cette création inédite est mise en voix et en espace par le comédien Philippe Languille (compagnie Udre-Olik), déjà venu en avril, présenter un spectacle sur Gaston Couté. Un chant d’oiseau pour lire Juliette Drouet qui écrit à « son Victor ». Madame de Sévigné et sa correspondance à sa fille madame de Grignan. Claire de Duras s’adressant à Chateaubriand. Puis le lecteur monte sur une chaise pour lire Victor Hugo, car il « vaut bien ça ! ».

*Françoise Chenet a attiré notre attention sur un témoignage de Franck Nouchi, journaliste et médiateur du quotidien Le Monde, au sujet de Claude Lanzmann, décédé ce 5 juillet à l’âge de 92 ans : « Il aimait la grande littérature. Il aimait par-dessus tout Victor Hugo. Il pouvait passer […] des nuits entières […] <à> déclamer des vers de Victor Hugo […]. Il était plus fasciné par Victor Hugo que par Sartre, d’une certaine façon, si on parle de littérature. Victor Hugo était un personnage qui lui paraissait absolument considérable et il aurait adoré se mesurer à Victor Hugo » (France Culture, La Grande Table d’été par Maylis Besserle, « Hommage à Claude Lanzmann », 5 juillet, de 42’05 à 43’30).

 

* Vendredi 6 juillet, à 20 h 30, dans la collégiale Saint-Mexme, à Chinon et   samedi 7 juillet à 20 h 30, en l’église Saint-Julien, à Tours,  Jean-Marie Lardeau faisait « résonner les mots de Victor Hugo » au milieu d’un concert composé  d’extraits du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn, des Nuits d’été  de Berlioz, d’œuvres de Dvorak et de Duparc, intitulé Une nuit d’été , dirigé par Simon Proust à la tête de son Ensemble Cartésixte, orchestre symphonique fondé en 2010, et avec le concours de la mezzo-soprano Marine Delagarde.  Réservation : www.musiques-et-patrimoine.com . Libre participation. 

*Une liste de 10 romans français « incontournables » a été établie avec l’aide d’un jury d’écrivains et de professionnels du milieu littéraire. Les Misérables de Victor Hugo et Le Rouge et le Noir de Stendhal se sont retrouvés dans plus de la moitié des sélections de ce jury. Ont désigné le roman de Hugo les écrivains Karine Tuil (L’Insouciance), Marc Levy (Et si c’état vrai…), Franck Thilliez (Le Manuscrit inachevé), l’éditrice Perrine Brehon (Pocket), Jean Birnbaum (responsable du Monde des Livres),  Grégoire Leménager (responsable de Bibliobs), Patrick Poivre d’Arvor (animateur du magazine Vive les livres !sur CNews). Figuraient dans la sélection de l’éditrice Jessica Nelson (Les Saints Pères) Les Travailleurs de la mer,  dans celle de Guy Walter (directeur de la Villa Gillet à Lyon) L’Homme qui rit. Source : https://www.huffingtonpost.fr/2018/07/04/les-10-plus-grands-romans-francais-selon-les-ecrivains-pour-notre-defi-de-lete_a_23473915

*« Le propre de la solidarité c’est de ne point admettre d’exclusion ». La phrase est de Victor Hugo (extraite de « Philosophie, 2e partie », volume Critique  des Œuvres complètes, « Proses philosophiques des années 60-65 », chez Robert Laffont, collection « Bouquins », p. 508) Elle était reprise, ce vendredi soir 29 juin, à l’heure de l’inauguration de la 29e édition de Rencontres et Racines, par l’adjointe à la culture d’Audincourt (Doubs), Catherine Domon. Tour à tour, le maire de la ville, Marie-Claude Gallard et le sénateur Martial Bourquin  ont rappelé que le festival des cultures et musiques du monde entend véhiculer les valeurs de tolérance, d’antiracisme, de partage et de solidarité qui l’animent depuis ses débuts.

*Sandro Veronesi, écrivain et scénariste italien, auteur de romans traduits en français – La Force du passé, Terrain vague, Chaos calme – a étudié deux ans à l’Alliance française, au moment de rédiger en 1985 sa thèse d’architecture sur… Victor Hugo. « C’est lui qui a inventé les théories de la restauration moderne » raconte-t-il, après avoir passé de longues heures dans le Musée Victor-Hugo, place des Vosges, à Paris. En 2008, est paru de lui La letteratura di pietra. Victor Hugo e la cultura del restauro nell’Ottocento (Fandango Libri).

*Carine Fréard nous signale la vente à Drouot-Richelieu, le 26 juin à 14h, salle 11 (Paris 9e, 9 rue Drouot) de lettres, de manuscrits et de documents provenant de Paul Meurice, ami et exécuteur testamentaire de Hugo, de Georges Clemenceau et de Marcellin Berthelot. Un des lots les plus intéressants (le n°58) était la copie autographe signée par Hugo d’une lettre écrite, précise-t-il « à un sudiste ancien propriétaire d’esclaves me demandant une règle de conduite », de Hauteville House, le 23 juillet 1868 : « Oubliez que vous avez été les maîtres. Souvenez-vous seulement [et non pas « doctement » comme a cru le lire le responsable de la notice du catalogue] que vous êtes des hommes. Ouvrez fraternellement les bras à vos anciens esclaves. La fraternité n’est ni blanche ni noire. Elle est la Fraternité. Vous êtes un noble et bon coeur et vous me comprendrez ». Les extrapolations délirantes ont la vie dure : une lettre (lot n°66) en date du 29 octobre 1878 de Guernesey est présentée comme ayant été écrite pendant le séjour de convalescence que Hugo y passe « après avoir été frappé d’hémiplégie » !!! Dupe de ce faux diagnostic (démenti magistralement par Dominique Mabin, éminent neurologue, dans le n° de 2005, consultable en ligne, de L’Écho Hugo), le présentateur ajoute que « l’écriture est un peu défaite », ce que ne manifeste nullement la reproduction du manuscrit.

*Edouard Exerjean, qui nous a régalés de lectures savoureuses de textes humoristiques de Hugo, a attiré notre attention sur une lettre d’Ulric Guttinguer adressée de Saint-Gatien-les-Bois à Honfleur à Hugo le 28 juin 1848 après les émeutes et mise en vente par Alde le 26 juin 2018. En voici des extraits révélateurs de l’état d’esprit de cet ami de jeunesse de Hugo et de la façon dont il a perçu l’action de celui-ci : « Nous étions perdus sans votre courage à tous. Il eût fallu quitter nos champs et notre toit héréditaire ! Et vous qui joigniez les mains devant eux ! …Rien ne les arrête vous voyez […] Nous y mourrons tous, mon pauvre ami, je n’ai aucun de vos espoirs. […] Moi, je vous dis, du fond de ma solitude où ces questions me dévorent : luttez contre la démagogie et ne la laissez pas pénétrer dans notre Constitution ». En haut de la lettre, Hugo a noté « r » (répondu). On serait curieux de sa réponse. Dans la même vente figuraient en marge d’une lettre de décembre 1881 demandant un poste de contrôleur à l’Opéra les mots suivants : « Je recommande cette demande très digne d’intérêt / Victor Hugo ».

*Nous avons reçu de M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et à ce titre membre du Comité d’honneur de la Société des Amis de Victor Hugo, la lettre suivante : « Mesdames, Messieurs, / Vous avez eu l’amabilité de m’adresser le dernier numéro de votre revue. / Je vous remercie vivement pour l’envoi dont j’ai pris connaissance avec le plus grand intérêt. / Véritable père de la République, Victor Hugo n’a eu de cesse de défendre les vertus de l’éducation pour tous. Je ne peux que vous féliciter de faire vivre sa mémoire en diffusant son œuvre et sa pensée. / Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’assurance de ma considération distinguée. »

 

*Alain Lecompte, auteur-interprète canadien qui a mis en musique et chanté avec talent quantité de textes de Hugo, a publié dans son journal Facebook le message suivant : « Pour mes amis hugophiles. / Une étude toponymique démontre que Victor Hugo est l’artiste étranger le plus choisi au Québec pour la nomination de rues, de parcs ou de places. 19 lieux honorent la mémoire de l’écrivain français, ce qui le place avant Picasso (16), Charles Baudelaire (10), Albert Camus (8), Vincent Van Gogh (6), Jean-Paul Sartre (6), Simone de Beauvoir (3), Claude Monet (3) et John Lennon (2).
Montréal a bien sûr sa rue Victor-Hugo qui est bien courte comparée à celle qui célèbre la mémoire de Louis Veuillot un anti-Hugo déclaré. »

* 814 textes de corpus proposés aux candidats du baccalauréat de français depuis 2002, toutes séries, sessions et destinations confondues, ont été compilés. Victor Hugo est l’auteur le plus proposé : 7.4% des corpus comportent l’un de ses écrits, soit un sujet sur 14. Après lui viennent Zola (3, 32%), Molière (2, 46%), Baudelaire (2, 09%), Balzac et Flaubert (1, 84%). L’œuvre la plus utilisée a été Les Contemplations, suivies des Regrets de Du Bellay ; Les Misérables arrivent en 10e position. Source : https://www.bfmtv.com/culture/bac-les-auteurs-les-plus-frequents-dans-le-corpus-de-l-epreuve-ecrite-de-francais-1471748.html

*Nadia Biquet nous a  écrit pour nous informer d’un cycle qu’elle a composé de 6 mélodies pour choeur d’enfants, piano, flûte et violoncelle, inspirées par sa rencontre avec Gérard Pollet – créateur de L’Espoir en chemin, qui marche en souvenir de son fils Christophe, mort à 14 ans d’une leucodystrophie, et récite des poèmes des Contemplations.  3 de ses 6 mélodies sont des mises en musique de poèmes du même recueil de Hugo: « Chanson » (livre 2e, IV), « Demain dès l’aube… » (livre 4e, XIV), « Que feras-tu… » (extrait de « Pleurs dans la nuit », livre 6e, VI, 15 ). La partition des 6 mélodies est accessible par le lien ci-dessous :

https://www.profs—edition.com/partition—sextettes/6—melodies

*Laurence Poluzzi attire notre attention sur les œuvres de Pierre-Antoine Cluzeau (1884-1963), peintre et graveur saint-maurien, inspirées par le roman de Hugo Notre-Dame de Paris et exposées  au Musée de Saint-Maur (Val-de-Marne), situé  Villa Médicis,   5 rue Saint-Hilaire à La Varenne (entrée gratuite – ouvert du mardi  au samedi de 14 à 18 h) :

            -Frontispice de Notre-Dame 1920-1930      Encre

-« Le Pilori de la Place de Grève »             Encre Lavis et Collage

-« La chute de Frollo »                                Mine de plomb

-« Notre-Dame de Paris »                            Eau-forte.

 

*Alain Badiou : « Tenir bon, je le constate à la fin des fins, c’est quelque chose qui se fait remarquer, et, je le dirai de Victor Hugo : il a quand même accepté d’être exilé 20 ans sur une petite île de rien du tout, en disant : « et s’il n’en reste qu’un, je serai celui-là !  » Au fond, il est sorti grandi de cette affaire beaucoup plus que les courtisans de Napoléon III…! » (verbatim de la fin de l’entretien d’A. Badiou avec Aude Lancelin pour Le Media).

*Réponse de William Mesguich à la question : Qui est-ce qui vous a déterminé à choisir d’interpréter Le Dernier Jour d’un condamné de Victor Hugo ? « J’aime Hugo depuis très jeune. J’aime sa poésie, son théâtre, .ses romans j’aime son style aussi bien sûr. Après Mémoires d’un fou  de Gustave Flaubert, je voulais goûter à nouveau à l’ivresse d’une performance solitaire sur scène. J’ai demandé à François Bourcier de m’accompagner sur cette aventure et notre choix s’est porté sur ce « dernier jour d’un condamné ». C’est un texte majeur de la littérature mondiale. C’est un texte fort que j’ai toujours apprécié et qui permet d’aller sur le terrain de l’universel pour parler de la nature humaine dans un moment de rupture pour un homme, un moment de violence et de fragilité à la fois. Aborder la question de la culpabilité et d’une fin de vie pour un être humain sur laquelle se sont accordées les personnes d’une même société-en conscience- est passionnant et mérite qu’on y prête attention. »  https://ciaovivalaculture.com/2018/05/06/theatre-mesguich-hugo-le-dernier-jour-dun-condamne/

*Hernani est au programme 2018-2019 des Terminales littéraires: http://mobile.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=128647  

*Robert Badinter, notre président d’honneur, nous a procuré le bonheur de sa présence à l’assemblée générale du 7 décembre et y a prononcé un discours dont la transcription est publiée dans le n° de 2017 de L’Écho Hugo, expédié aux membres de notre association.

 

                                                             Arnaud Laster (rédacteur de la lettre d’information)

 

                         Benjamin Michelis (responsable de la diffusion de la lettre d’information)

 

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